Mer ou campagne, où pourriez-vous acheter une résidence secondaire ?

Béatrice Girard
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Les départements du Tarn, du Gers, du Lot ou encore de l'Aveyron sont un peu l'atout charme de Midi-Pyrénées. Au programme, calme et espace, mais surtout des produits immobiliers de caractère : vieilles bâtisses, maisons de maître ou pigeonniers, qui ont leurs adeptes. Un point tout de même modifie la cote de ces biens, surtout en cas de revente : c'est leur proximité avec les axes routiers, un aéroport, l'accessibilité vers Toulouse. "Ces questions sont primordiales pour les acquéreurs, prévient Anne de la Sauzay, chez Mercure. D'ailleurs, la plupart de nos ventes se font dans un rayon de 50 km autour de Toulouse."
Dans le Tarn, le secteur du Gaillacois, à proximité des bastides albigeoises, est ainsi le plus recherché. Et, signe que le marché a beaucoup souffert, dans de nombreux villages comme Castelnau-de-Montmiral ou Puycelsi, les panneaux 'À vendre' fleurissent sur les façades. À proximité de ces villages perchés, une maison de maître située au milieu d'un parc de plus d'un hectare s'est récemment vendue 443 000 euros.
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Dans le Lot, après une baisse des prix de l'ordre de 10 % ces dernières années, les étrangers amorcent un retour et profitent, là aussi, de tarifs assagis. "Je viens de vendre une maison de campagne en pierre à des Suisses pour 200 000 euros", raconte Bernadette Bégout, de l'agence Champollion Immobilier, à Cahors. Impensable il y a cinq ans !
Au bord de la Méditerranée, à proximité d'Argelès-sur-Mer, Colioure ou Port-Vendre, la demande phare concerne plutôt les appartements T2 ou T3. "En fonction de la proximité de la mer, de l'exposition et de l'état du bien, les prix évoluent entre 3 000 et 3 500 euros / m2 et, en ce moment, 80 % des acheteurs paient comptant, signe qu'ils envisagent ces achats comme des placements", observe Daniel Fohano. Des placements, mais pas à n'importe quel prix. Récemment, un T2 de 27 m2 avec une belle terrasse mais des travaux s'est négocié 71 000 euros au lieu des 85 000 euros affichés.
Béatrice Girard