L’Union maritime et portuaire de Bordeaux (UMPB) veut gagner des parts de marché

Jean-Philippe Déjean

Terminal portuaire Bassens
DR

Jean-Philippe Déjean

Terminal portuaire Bassens
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Voilà ce qu'a résumé hier, avec fermeté, Julien Bas, un des trois coprésidents de l'Union maritime et portuaire de Bordeaux (UMPB), avec Patrick Kalmbach et Patrick Moatti. L'UMPB regroupe une centaine d'entreprises au cœur de la vie économique du Grand Port maritime de Bordeaux (GPMB) et représente 7.800 emplois directs et indirects.
Malgré cette remise au point sans ambiguïté sur la réalité des relations entre les ports de Bordeaux et La Rochelle, en Charente-Maritime, qui augure de belles empoignades dans le cadre de la future grande région Aquitaine - Poitou-Charentes - Limousin, les couteaux ont été remis dans leurs fourreaux et les dirigeants de l'UMPB ont pris bien soin de ne pas revenir sur ce passé pas si lointain où ils s'étaient insurgés contre les décisions de Marie-Luce Bousseton, alors présidente du directoire du tout nouveau Grand Port maritime de Bordeaux, claquant en 2009 la porte du conseil de développement du GPMB en même temps que la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux (CCIB).
Les milieux d'affaires bordelais s'étaient alors retrouvés en butte à l'opposition résolue des populations du Médoc et de Charente-Maritime au projet de terminal méthanier du Verdon. Ce projet, qui devait générer deux millions de tonnes de trafic annuel pour le port de Bordeaux, avait ensuite été abandonné par le secrétaire d'Etat (UMP) aux Transports, Dominique Bussereau, également président du Conseil général de Charente-Maritime. Ayant suivi la décision du secrétaire d'Etat, Marie-Luce Bousseton avait été accusée par les dirigeants d'entreprises bordelais de trahir la place portuaire.
Depuis, l'eau a coulé sous le pont de Pierre et les responsables de l'Union maritime et portuaire de Bordeaux ont témoigné des bonnes relations qu'ils entretiennent avec Christophe Masson, le successeur de Marie-Luce Bousseton. Ils se félicitent des grands travaux entrepris par le port pour dégager la passe de l'Ouest et faciliter ainsi l'entrée et la sortie de l'estuaire de la Gironde, et attendent beaucoup de la nouvelle drague, Anita Conti, pour rattraper les retards dans le dragage. Mais l'aménagement de l'estuaire ne se limite pas à ça.
Les dirigeants de l'Union maritime et portuaire se montrent pourtant beaucoup moins enthousiastes au sujet de la relance de la plateforme logistique du Verdon. "Nous voulons simplement que l'on n'oublie pas que les terminaux portuaires d'Ambès et de Bassens, qui sont au fond de l'estuaire, génèrent 90 % du trafic du port de Bordeaux", prévient Julien Bas. Un sentiment qui est très largement partagé.
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Malgré cette attente, les relations de l'UMPB avec la présidence du port frôlent le beau fixe absolu, et même les dockers semblent goûter ce climat détendu.
Jean-Philippe Déjean