Épilogue pour Horizeo, le méga-parc solaire d'Engie et Neoen

Maxime Giraudeau
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La directrice générale d'Engie, Catherine MacGregor.
Reuters

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La directrice générale d'Engie, Catherine MacGregor.
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Qui peut encore sauver Horizeo, ce qui devait être le plus grand parc solaire d'Europe ? Aucune des collectivités locales concernées n'en veut à cause de la consommation de foncier forestier, le gouvernement démissionnaire a exclu il y a un an l'installation de sa liste des grands projets stratégiques et, depuis, les amendements des parlementaires échouent un à un à lui accorder un passe-droit.
Dernier exemple en date, le texte du député centriste de Moselle Belkhir Belhaddad, rejeté mercredi 28 mai lors de l'examen de la proposition de loi de programmation et de simplification du secteur énergétique. Son amendement visait à retirer les parcs solaires et éoliens des décomptes fonciers en matière de consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers.
Dans l'impasse, les porteurs de projet Engie et Neoen sont furieux. Catherine MacGregor, la directrice générale d'Engie, s'est dit mercredi dernier excédée par « l'absurdité bureaucratique » de la situation, lors de la présentation d'un sondage Ifop sur les Français et l'énergie. Quelques semaines auparavant, son message était encore plus explicite lors d'une audition devant le Sénat.
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« Je vais bientôt être amenée à prendre une décision assez difficile de devoir arrêter ce projet. Il n'est pas autorisé par la réglementation française. [...] C'est un exemple qui illustre très bien le besoin de cohérence de nos politiques. À quoi bon aider dans une main et freiner dans l'autre ? », a-t-elle fustigé au sujet de ce projet d'électricité verte attendu par l'État mais « pris dans les complexités de la ZAN ».
Maxime Giraudeau