Douze ans pour développer un parc éolien : le chemin de croix d'EDF Renouvelables en Charente
Maxime Giraudeau, en Charente
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Les six éoliennes de Baignes en Charente ont été raccordées au réseau début 2025.
MG / La Tribune
Il faut sept à neuf ans en moyenne pour développer une installation éolienne en France. Au sud de la Charente, le parc de la communauté de communes 4B aura lui mis plus de douze ans avant d'être raccordé. Contestations, révisions, recours : récit d'une abnégation qui illustre la longue quête du secteur.
C'est une plaine céréalière surmontée de doux coteaux viticoles et mouchetée de petits bois. Dans ce qui pourrait être le centre géographique de la Nouvelle-Aquitaine, entre Angoulême et Bordeaux, l'agriculture n'est plus la seule à y trouver un terrain de prédilection. C'est désormais aussi le cas des énergies renouvelables. Les six premières éoliennes du sud de la Charente ont été inaugurées par EDF Renouvelables et les élus locaux ce 13 mai, sur la commune de Baignes.
Une certaine fierté émanait des représentants de la communauté de communes 4B lors de l'événement : le petit territoire de seulement 20 000 habitants va produire la consommation en électricité verte de près de 30 000 personnes. Et ce n'est qu'un début puisqu'un autre parc équivalent va suivre, toujours à proximité de la route Nationale 10. « On est un petit colibri qui fait sa part », illustre Marie-Hélène Gouffrant, vice-présidente de la collectivité, reprenant une célèbre métaphore.
Photo d'illustration (Crédits : MG / La Tribune)
Élus locaux et représentants d'EDF Renouvelables réunis pour le geste inaugural. (crédit : MG / La Tribune)
Mais il aura fallu beaucoup de patience aux élus qui se sont succédé pour faire advenir leur projet de transition énergétique. De « l'abnégation » même, selon les mots du développeur EDF Renouvelables, à la manœuvre depuis 2012. C'est à ce moment-là que les premières études ont été lancées, après que la commune s'est dite favorable à l'implantation de mâts et pales blancs perchés à 180 mètres de haut. Sur le terrain, l'accueil va se révéler bien plus hostile.