SNCF Réseau : le PDG annonce à Bordeaux l’arrivée d’un train-usine

Jean-Philippe Déjean

Gare Bordeaux Saint-Jean, visite verrière
LTB / Mikaël Lozano

Jean-Philippe Déjean

Gare Bordeaux Saint-Jean, visite verrière
LTB / Mikaël Lozano
De mars à juin 2019 la voie ferrée entre Libourne (Gironde) et Bergerac (Dordogne) sera la première des petites lignes de chemin de fer a recevoir la visite d'un train-usine. Une bête d'acier de près d'un kilomètre de long capable de remplacer un kilomètre de voie ferrée par jour. Il est à noter que l'appellation de petite ligne est désormais mise à l'index par SNCF Réseau, qui lui préfère celle de ligne de desserte fine du territoire. Objectif du train-usine : être la cheville ouvrière de la remise à niveau de cette ligne de 62 kilomètres qui relie l'est de la Gironde au sud du Périgord, dont l'état de dégradation obligeait sur certaines sections les trains à ralentir pour ne pas dérayer.
Ainsi à la fin de l'année 2019 la voie ferrée Libourne-Bergerac aura entièrement fait peau neuve.
Le PDG était présent ce jeudi à Bordeaux dans le cadre d'une tournée nationale de présentation du nouveau projet d'entreprise de SNCF Réseau, baptisé Nouvel'R, qu'il a déroulé devant les 280 cadres de la région venus l'écouter.
Le gestionnaire de l'infrastructure du réseau ferré à retenu trois priorités pour réussir cette modernisation. A commencer par le développement de technologies innovantes dans la digitalisation de la signalétique, qui permet d'optimiser le nombre de passages de trains à l'heure, comme c'est le cas entre Paris et Lyon, où le changement de la signalétique va permettre (d'ici 2025) de porter la cadence de 13 à 16 trains par jour. L'autre piste est de développer des trains autonomes ou plutôt semi-automatiques, avec des tests qui devraient eux aussi aboutir autour de 2025. En permettant de réduire la distance entre deux trains, en améliorant la vitesse de freinage comme celle de l'accélération l'automatisation -même partielle- des trains va entraîner de solides améliorations de la performance, a confirmé Patrick Jeantet. Une révolution dont les bases sont jetées.
La remise à niveau des lignes "de desserte fine du territoire" est le troisième de ces objectifs. En 2019 SNCF Réseau prévoit ainsi de participer à un investissement global de 485 M€ en Nouvelle-Aquitaine, de concert avec la Région.
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