Relancé par le Premier ministre Jean Castex, le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), qui doit relier Bordeaux à Toulouse et à Dax par TGV, a toutes les chances d'aboutir selon, Alain Rousset, président de Nouvelle-Aquitaine et soutien de la première heure du projet. Mais à la condition express de boucler le volet financier de ce projet à 14,3 milliards d'euros d'ici le mois de décembre. Sinon la "fenêtre de tir" qui s'est ouverte sera refermée, avertit Alain Rousset. Il reste que certaines collectivités de l'ex-région Aquitaine n'ont aucune envie de payer pour un TGV Bordeaux-...Si elle ne s'est pas soldée par un vote, la communication sur le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) du président (PS) de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, ce lundi 11 octobre au cours de la séance plénière de la Région, ne pouvait pas passer inaperçue. Alors que les conseillers régionaux devaient se prononcer sur un budget supplémentaire de 200 millions d'euros, adopté sans surprise, le GPSO reste au centre des préoccupations d'Alain Rousset.
La relance de ce projet par Jean Castex le 27 avril dernier, qui a annoncé que l'Etat financera le GPSO à hauteur de 4,1 milliards d'euros, a redonné un coup de fouet à ce vieux projet. Il s'agit d'une liaison à grande vitesse, qui doit faire gagner 1 heure de temps de parcours entre Bordeaux et Toulouse, pour le ramener à 65 minutes, et mettre Paris à 3 heures 15 de Toulouse.
La bataille du rail
Alain Rousset se félicite de l'initiative du Premier ministre.
"Jean Castex a joué un vrai rôle pour relancer le GPSO. Car la bataille ferroviaire c'est vraiment une bataille. Il faut une décision politique pour y arriver. La bataille pour la liaison à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux s'est jouée et rejouée à chaque changement de gouvernement, à chaque changement de ministre.Les projets de lignes à grande vitesse sont toujours attaqués avec les mêmes arguments : c'est trop cher, ça génère un risque d'abandon des petites lignes ferroviaires, c'est destiné à une clientèle restreinte de cadres supérieurs, ça augmente la centralisation en rapprochant trop de Paris...", a égrené en substance Alain Rousset, décidé à dégonfler chacun des arguments du catalogue des anti-trains à grande vitesse
L'élu socialiste a ainsi assuré que "quand on se penche sur la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux c'est le métro, c'est bourré de sacs à dos, de familles !"
La ligne Bordeaux-Tours déficitaire ?
L'argument de la rentabilité de la ligne Tours-Bordeaux, qui selon la SNCF ne serait pas au rendez-vous, ne déstabilise pas Alain Rousset.
"Nous avons commandé une étude à ce sujet au cabinet EY (Ernst and Young) qui conclut qu'elle est rentable. Et puis, aujourd'hui, on ne peut pas savoir quelle marge fait la SNCF sur une ligne. Parce que c'est considéré par la SNCF comme un secret commercial. Concernant l'argument des petites lignes, des trains du quotidien, il faut être clair : la LGV est un tram du quotidien", a défendu en substance le président de la Région.