« Le Port de Bordeaux veut aider les acteurs du spatial à trouver des marchés dans le maritime »
Propos recueillis par Maxime Giraudeau
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Photo d'illustration
Agence APPA
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LA TRIBUNE - Que peut apporter le domaine du spatial à une infrastructure comme le port de Bordeaux ?
Michel LE VAN KIEM - Le spatial est déjà incontournable pour la sécurité de la navigation des navires. C'est un aspect vraiment indissociable : on ne peut pas accueillir de grands bateaux sans le spatial. Ils l'utilisent de manière historique grâce au positionnement des étoiles et aujourd'hui c'est grâce aux satellites qu'ils accostent en toute sécurité sur le port de Bordeaux. Nous avons eu quelques projets phares qui utilisent le spatial au maximum de ses capacités, comme le passage des barges sous le Pont de Pierre, guidées à quelques centimètres près par les satellites, pour transporter les pièces de l'A380.
Comment ce lien va-t-il se matérialiser ?
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Le port travaille sur la réindustrialisation du territoire. Les flux massifiés de marchandises ne se font que parce qu'il y a des industries sur le terminal. L'un des objectifs est de travailler sur l'écosystème en amont pour que les entreprises puissent développer de nouveaux procédés industriels. Le spatial est très intéressant sur ce plan. On est là pour aider les entreprises du spatial à trouver des marchés dans le domaine maritime car plus elles vont grandir, plus le pôle industriel de Bordeaux va créer des produits qui pourront être acheminées par voie navigable.

Propos recueillis par Maxime Giraudeau