C'est un marché qui connaît la même frénésie que celui des chocolats et confiseries chocolatées une veille de Fêtes de Pâques. Ces dernières semaines, les entreprises et les établissements publics, dont principalement ceux à vocation scolaires, se ruent vers les capteurs de CO2. "Un niveau de CO2 correct permet de déterminer si une pièce fait l'objet d'un renouvellement de l'air suffisant et correct", tente d'expliquer Vincent Bounes, le patron du Samu en Haute-Garonne et surtout, nouveau vice-président en charge des questions de Santé au sein du nouveau conseil régional de la région Occitanie.
Ces appareils ne sont pas imposés dans les établissements scolaires, mais demeurent fortement recommandés, notamment par le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Mais lors d'une récente sortie médiatique, le membre du gouvernement a aussi précisé que le déploiement d'un tel dispositif était entre les mains des collectivités locales.
Sans attendre cette recommandation, le conseil régional d'Occitanie a lancé un marché public à ce sujet dès le mois d'avril, afin de mener des tests avant la fin de l'année scolaire précédente. "L'expérimentation s'est avérée concluante", fait savoir la socialiste Carole Delga, présidente réélue de ce conseil régional et nouvelle présidente des Régions de France.