Innoveox à la rencontre d'investisseurs

Jean-Philippe Dejean

Jean-Philippe Dejean
Jean-François Lépine, fondateur d'Innoveox, entreprise qui fera son entrée en bourse le 29 avril, date de clôture de la période de souscription, est venu hier à Bordeaux. Avec Luc Hautemanière, cofondateur de l'entreprise, et Patrick Lemaître, responsable des opérations, ils ont rencontré des banquiers, gérants de fonds cotés ou non cotés et investisseurs de la place, à l'initiative de Champeil Asset Management (CAM).
L'entrée en bourse d'Innoveox va se solder par une levée de 12,4 M€. Innoveox bénéficie d'un engagement de souscription de 2 M€ et doit placer ses titres dans une fourchette comprise entre 7,50 € et 8,50 €.
Innoveox utilise en exclusivité mondiale le brevet sur l'oxydation hydro-thermale en milieu super critique (OHTS) à énergie positive du CNRS (Centre national de la recherche scientifique). La société s'appuie sur un centre de recherche et développement basé à Mérignac, tandis que sa première unité de traitement a démarré à Arthez-de-Béarn (64).
De petite taille, les unités de traitement de déchets toxiques d'Innoveox (15 salariés dont 10 en Aquitaine) sont mobiles et s'installent dans les sites industriels clients. Celle d'Arthez-de-Béarn sera transférée d'ici juin de quelques dizaines de mètres, dans le périmètre de la plateforme industrielle de la Sobegi (Société béarnaise de gestion industrielle), à Lacq. Cette mobilité évite le transport des déchets. Une fois installées, les unités de traitement deviennent un sous-ensemble du process industriel global, permettant le recyclage des déchets organiques toxiques sous forme d'eau et d'énergie.
Dans l'immédiat, Jean-François Lépine et son équipe évaluent leur premier marché cible (industries du pétrole, de la chimie, de la santé) à 6 Md€ par an.
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