Olikrom et ses pigments intelligents lèvent 300.000 €

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
Pour l'instant, Olikrom a tout bon. La - très - jeune startup, née officiellement en octobre dernier, réussit d'ores et déjà ses premiers pas avec cette levée de fonds de 300.000 € apportés par deux fonds français, Starquest Capital et Pertinence Invest.
Implantée à Pessac sur le site ChemInnov, Olikrom est le fruit des recherches de Jean-François Letard, directeur de recherche au CNRS, menées à l'Institut de chimie de la matière condensée de Bordeaux. L'entreprise développe et produit des pigments dits "intelligents". Une fois insérés dans des peintures, encres ou polymères, ils changent de teinte si la température, la lumière ou la pression évoluent. La modification de la couleur est réversible ou irréversible selon les besoins. Ces pigments "allient la solidité reconnue des ions métalliques et la souplesse de la matière moléculaire", assure la société.
Le dirigeant a lui aussi entamé sa "mue", passant de la casquette de chercheur à celle d'entrepreneur. "Pendant plus de 2 ans, il a testé sa capacité à convaincre les premiers clients industriels en utilisant un cadre juridique original instauré par le Conseil régional d'Aquitaine : la Cellule de transfert", rappelle Arnaud de Malet, responsable relations investisseurs d'Aquitaine Développement innovation, l'agence économique régionale qui accompagne Olikrom avec les acteurs régionaux du transfert de technologie.
La startup ambitionne désormais de lancer d'ici deux ans un site industriel lui permettant de produire ses pigments intelligents à grande échelle.
Le chercheur devenu dirigeant voit loin, plus loin qu'un avenir d'ETI.
Les possibilités sont effectivement... vertigineuses.
Mikaël Lozano
Olikrom propulse ses pigments intelligents dans l’aéronautique et la défense
Batteries implantables chez l'humain : Fineheart pilote un programme européen stratégique
Dans le laboratoire de Dionymer, rencontre avec les bactéries du bioplastique
Déserts médicaux : dans le bus qui part à la rencontre des patients isolés en Gironde