Recherche : l'accord qui va accélérer la valorisation
Laurence Bottero
Laurence Bottero
C'est l'accord qui doit soulager les 21 unités mixtes de recherche concernées tant à l'université Nice Sophia-Antipolis qu'à Aix-Marseille Université. La signature de ce partenariat officialisé début février vient indéniablement mettre de l'huile dans les rouages de la valorisation. Jusqu'à aujourd'hui, la difficulté résidait justement dans l'absence d'un accord entre les différentes instances, ce qui laissait le chercheur dans le flou quant à la façon de valoriser son innovation. Désormais, Inserm Transfert et la SATT sud-est vont travailler de concert et s'informer mutuellement des actions menées auprès des unités mixtes de recherche. Et toutes choses étant égales par ailleurs, le financement sera lui aussi réparti équitablement.
"Ce sont des domaines stratégiques qui sont visés, celle des sciences du vivant c'est-à-dire l'immunologie, la cancérologie, les maladies infectieuses, la neurologie...", note Laurent Baly, le PDG de la SATT sud-est. Un comité décidera par exemple du meilleur valorisateur. "Nous ne sommes plus dans la compétition au sourcing de la technologie mais bien dans une logique de maillage de territoire". Concrètement "nous augmentons le dialogue et la fluidification des échanges". La gagnante dans l'histoire : l'innovation.
Evidemment un tel accord porte de vrais espoirs.
Qui poursuit avec les chiffres.
En 2014, 12 start-ups se sont créées suite à une valorisation dont 3 dans le domaine de la santé. 2016 devrait donc faire mieux. "Je le redis, nous devons être au plus proche des chercheurs, réussir à simplifier les dispositifs existants. Si on harmonise tout cela, nous serons redoutables".
Laurence Bottero