Le pari de Coral Biome dans le traitement contre le cancer
Laurence Bottero
Laurence Bottero
C'est sur les anti-cancéreux coraliens que la start-up entreprend des travaux de recherche depuis sa création en 2011. Des travaux qui se révèlent porteurs puisque la jeune entreprise innovante a mis en évidence, après 3 ans de R&D, des molécules cytotoxiques, utilisées pour traiter les cancers. C'est notamment l'une de ces molécules, la palytoxine qui s'est révélée efficace, et ce, à dose infinitésimale, lors de tests sur des cancers dits solides, tels que ceux de la peau, du cerveau ou encore des poumons.
C'est justement pour se doter de personnel compétent en chimie et avoir davantage d'autonomie qu'une levée de fonds est engagée. Elle vise à réunir 750.000 €. Les investisseurs pourraient être des fonds d'investissement orientés biotech/medtech, et une campagne de crowdfunding pourrait également être engagée.
"Nous avons besoin d'internaliser les compétences afin de pouvoir lancer des programmes", poursuit Frédéric Gault. Coral Biome a également l'intention de développer sa chimiothèque de composés marins à destination des laboratoires et des sociétés de biotechnologies. "Nous avons une activité atypique", reconnaît Frédéric Gault, qui a créé la jeune pousse avec son... ancien professeur. De fait, son activité de bio-prospection lui donne une plus-value dans le domaine de la santé puisque elle a déjà dressé une liste de composés naturels marins dont les applications concernent, outre la cancérologie, l'inflammation, l'infectiologie ou la cosmétologie.
Parce que l'innovation brûle du cash et parce que pour soutenir les efforts de R&D, avoir une activité commerciale est souvent pour les jeunes pousses une solution de financement, Coral Biome développe en parallèle une activité de vente de coraux pour le marché de l'ornement et ce, via un site dédié.
Avec 5 salariés et un chiffre d'affaires de 100.000 euros par an, la jeune pousse compte bien regarder vers un développement aux Etats-Unis, après avoir consolidé sa présence en Europe. Elle prévoit deux recrutements supplémentaires à l'horizon 2018.
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Laurence Bottero