Comment le pari écolo de CosmetiCar a réussi

Laurence Bottero

Laurence Bottero
La création d'entreprise tient souvent à une passion. Celle de Florian Benoît, c'est l'automobile. Jamais vraiment satisfait des prestations de lavage qu'il paye, ce jeune étudiant fini par le faire lui-même, de façon manuelle. Développe une technique qui fonctionne. Et décide d'en faire l'activité de sa petite entreprise. Quitte pour cela à laisser tomber ses études - il est alors en classe de terminale et nous sommes en 2003 - pour sauter dans le grand bain de la vie entreprenariale. S'il le démarrage de l'activité se fait plus lentement qu'espéré, il se fait néanmoins de façon structurée. Confronté aux contraintes techniques - point d'arrivée d'eau, prise de courant - sur les différents lieux où il intervient (domicile, bureau, entreprise), Florian Benoît va alors s'intéresser aux produits écologiques et surtout au lavage sans eau.
Là encore, peu satisfait de la qualité de ces derniers il se rapproche d'un laboratoire basé à Cabriès dans les Bouches-du-Rhône et développe dès 2007 ses propres produits d'entretien, une particularité qu'il dit être unique dans son secteur.
Confronté à une nécessité de faire du volume, Florian Benoît sait qu'il doit accélérer le développement de son entreprise. Ce sera la formule de la franchise qui est choisie, "un bon moyen de croître rapidement sans une mobilisation trop forte d'investissement", explique-t-il. Aujourd'hui ComestiCar c'est 60 franchises dans tout l'Hexagone et deux en Espagne. Une troisième ouverture est programmée à Bordeaux, une autre en Haute-Savoie, à Marseille-Aubagne, à Bône et Beauvais. "Paradoxalement, il nous manque des implantations dans le sud, notamment vers Toulon et Nice", constate le dirigeant de l'entreprise basée à Fos-sur-mer, près de Marseille.
Si tout semble avoir roulé sans trop d'obstacles, pour autant la crise a obligé CosmetiCar à modifier son business modèle.
Avec certaines de ces dernières, des partenariats sont passés, dont DHL, le loueur de véhicules Parcours ou encore Arval, la société appartenant au groupe BNP Paribas et spécialisée dans la location de véhicules d'entreprise longue durée.
C'est déjà le cas en Suisse, le Maroc où des discussions sont déjà bien engagées, devrait suivre. Puis la Belgique, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la poursuite du maillage en territoire espagnol. Une application, actuellement en cours de développement, sera opérationnelle dès le mois de juin prochain. CosmeticCar, qui emploie 5 salariés, a réalisé un chiffre d'affaires de 2,4 M€ en 2015. La PME, qui a réussi le pari du lavage écologique là où il avait beaucoup d'appelés et peu d'élus, espère bien "frôler les 3 M€" cette année et continuer sur la route de la croissance.
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Laurence Bottero