L’appli Prof en poche embauche Watson, le “cerveau” d'IBM

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Installée dans le secteur du soutien scolaire depuis 32 ans, la société familiale Pieber, basée à Pau, a compté jusqu'à 12 sites en France. La dernière génération à reprendre la société, incarnée par Paul et Vincent Escudé depuis trois ans, a décidé tout récemment de faire évoluer l'activité historique sans pour autant la tuer en prenant le virage du cours en ligne, notamment sur tablettes et smartphones.
Pieber a donné naissance à PlaneteProfs, logiciel de visioconférence spécialisée dans le soutien scolaire, puis, dans la foulée, a mis au point l'application Prof en poche.
Celle-ci, téléchargeable sur smartphone IOS et Android, offre la possibilité, via un abonnement qui permet de réduire les coûts du soutien scolaire par deux pour les utilisateurs, de rester en contact avec des professeurs capables de répondre, presque dans l'instant, à toutes les questions en maths, physique-chimie, français et langues de la 6e au baccalauréat, et ce toute la semaine entre 9 h à 22 h.
Actuellement en pleine levée de fonds (500.000 euros à 1 M€ recherchés) sur la plateforme de financement Hoolders, elle vient d'intégrer le programme IBM PartnerWorld.
En clair, la société paloise qui avait été approchée par IBM lors de l'évènement Biznext et de la cérémonie des Talents de l'année organisé par La Tribune à Bordeaux, va pouvoir appuyer son innovation sur la puissance de Watson, programme informatique d'intelligence artificielle mis au point par les équipes d'IBM.
Watson, qui a déjà été choisi par des établissements de santé pour aider les praticiens à établir des diagnostics, est un outil d'aide à la décision. Il est notamment capable de comprendre et d'analyser le langage naturel et devrait donc booster le robot éducatif francophone au cœur de la recherche et du développement de Prof en poche.
Prof en Poche espère pouvoir entraîner Watson pour lui permettre de devenir pédagogue.
"Nous savons d'ores et déjà que les capacités de Watson devraient à court terme soulager nos professeurs à hauteur de 30 % de leur travail. Il n'est pas exclu, à l'avenir, que Watson devienne même un super prof, capable d'assister de manière plus importante encore nos enseignants, et modifie de fait notre modèle économique en diminuant de manière drastique nos coûts", glisse Vincent Escudé qui n'envisage pas, pour autant, le remplacement pur et simple des enseignants par l'intelligence artificielle.
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Des élèves qui, sans savoir qu'un de leurs futurs profs pourrait s'appeler Watson, sont actuellement 2.000 à avoir choisi de bénéficier de l'aide de l'application béarnaise pour améliorer leurs résultats scolaires.
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