Poietis lance une nouvelle plateforme de bio-impression et lève des fonds

Céline Lanusse

Céline Lanusse
Poietis vient de finaliser une plateforme qui comprend différents outils dont un nouveau système de bio-impression à la cellule unique, permettant de concevoir et de fabriquer des tissus biologiques en maîtrisant à la fois la résolution (la capacité à imprimer cellule par cellule) et la précision de l'impression (la capacité à positionner très précisément la cellule dans un environnement 3D). Il s'agit de l'un des principaux développements en interne depuis la création de la société, développement qui aura demandé deux ans de travail.
La société créée il y a trois ans à Pessac est déjà leader sur l'impression 4D, qui lui permet d'ajouter la dimension de temps incontournable pour le vivant.
Avec BASF, Poietis travaille sur la peau, la première collaboration ayant fait l'objet, fin novembre à Orlando lors d'un congrès mondial dédié à la cosmétique, d'une communication de BASF sur la production d'un tissu bio-imprimé fonctionnel.
Avec cette nouvelle plate-forme qui comprend un logiciel de CAO, une imprimante industrielle de bio-impression et un système de suivi de la phase de maturation pour contrôler et valider la conformité des tissu bio-imprimés, la société s'ouvre de nouveaux horizons.
La société qui a enregistré en 2015 un chiffre d'affaires de 127.000 €, pour atteindre 360.000 € l'an dernier, table sur une nouvelle progression conséquente, entre 500.000 et 1 M€ pour cette année. Constituée de 22 personnes actuellement, l'équipe va se renforcer pour porter cette croissance. Des recrutements qui seront aussi fonction de la levée de fonds en cours de préparation, certainement finalisée avant la fin de l'année. Poietis espère lever entre 4 et 6 millions d'euros auprès de fonds d'investissements spécialisés dans les biotechs, montant qui sera fonction des aides publiques et des demandes de subventions déposées aux niveaux français et européen.
Les recrutements viendront renforcer prioritairement le développement technologique de l'entreprise, avec des profils aux compétences en électronique, en développement soft, en biologie pour le pôle applicatif vers d'autres tissus et enfin pour le support réglementaire, permettant à la société d'aller vers les projets cliniques évoqués précédemment. Ce qui devrait représenter pour l'année en cours 5 à 6 recrutements.
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Avec cette nouvelle étape, la société se renforce sur un marché qui compte 40 à 50 sociétés dans le monde travaillant sur la bio-impression. "Mais nous sommes les seuls sur cette technologie assistée par laser, même si cela bouge très vite", concède Bruno Brisson, citant deux concurrents sérieux aux Etats-Unis et au Japon.
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