Heliosis ouvre une nouvelle voie aux vélos électriques et aux smartphones

Jean-Philippe Déjean

Jean-Philippe Déjean
Hébergée à la pépinière de Bordeaux Unitec, à Pessac (Gironde), la startup Heliosis a développé un process innovant de recharge pour batteries de téléphones portables et vélos électriques, dont les produits sont vendus sous la marque Somophone.
"Nos bornes de recharges fonctionnent aussi bien avec l'énergie solaire que grâce aux circuits électriques standards, et nous sommes les seuls à le faire. Autrement-dit, nos bornes fonctionnent aussi bien en extérieur qu'en intérieur", dévoile Jean-Marie Bardieux, cofondateur d'Heliosis à l'origine du concept et gérant de la société.
Comme beaucoup d'innovateurs Jean-Marie Bardieux a eu plusieurs vies et l'innovation sur laquelle s'est bâti Heliosis est presque née par hasard.
Les bornes et tous les matériels Somophone développés par Heliosis sont fabriqués par l'atelier charentais de l'entreprise, qui compte six personnes à Chazelles, près d'Angoulême, car Jean-Marie Bardieux a démarré en Charente avant de loger la tête de son entreprise à la pépinière de Bordeaux Unitec.
Le représentant de Bouygues énergie ne s'est pas engagé à la légère et Heliosis va équiper, d'ici le 19 juin au plus tard, la commune de Montjean-sur-Loire (Maine-et-Loire) d'une première borne sécurisée de recharge de batteries pour vélo électrique, qui sera bien entendu installée en extérieur.
Cédric Gerin et Jean-Marie Bardieux devant des bornes de recharge pour smartphones, dont les trappes sont éclairées (DR)
Si elles sont d'abord destinées aux batteries de vélos électriques ces bornes peuvent éventuellement servir aussi aux téléphones portables. "Bouygues énergie nous l'a achetée car cette filiale de Bouygues est maître d'ouvrage pour installer les bornes sécurisées dans la commune et les raccorder au réseau électrique", précise Cédric Gerin, cofondateur et directeur du business développement. Commercialisées sous la marque So'free ces bornes, qui développent plus de deux mètres de hauteur, peuvent être équipées d'un écran LCD interactif de 17 ou 19 pouces.
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Elles comptent quatre trappes à quatre prises domestiques en 220 volts (VAC 50 Hz), pour le réseau électrique, et quatre trappes avec huit prises USB, pour l'électricité d'origine photovoltaïque.
Les bornes de recharge, comme les modèles So'fun et So'fast développés pour les téléphones portables, sont louées ou achetées par des opérateurs qui les proposent ensuite comme un service gratuit aux particuliers. C'est ainsi qu'Heliosis a loué quatre bornes So'fun, de 1,20 mètre de haut, à CEB (Congrès et expositions de Bordeaux) lors de la dernière Foire internationale pour permettre aux visiteurs de recharger leurs portables.
Chacune de ces bornes était équipée de huit trappes de rechargement sécurisées, avec un total de 16 prises USB pour autant de téléphones portables, et de quatre trappes de rechargement non sécurisées pour huit téléphones. La startup girondine, qui vient de vendre deux de ces bornes So'fun au Festival d'Avignon, a également équipé le zoo de La-Palmyre, en Charente-Maritime, le Futuroscope, près de Poitiers, le Puy-du-Fou (Vendée), un McDonald's près d'Angoulême, ou encore la commune de Cosne-sur-Loire (Nièvre).
Une borne téléphone d'Heliosis dans un McDonald's en Charente (DR)
Ces bornes de recharge pour téléphones portables ont un fort potentiel de croissance dans les zones où l'électricité n'arrive pas, en particulier en Amérique du sud et en Afrique.
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