HydroQuest, 1re entreprise à tester son hydrolienne sur le site d’essais bordelais
Hélène Lerivrain
Hélène Lerivrain
Il attendait ce moment depuis 2009. Jean-François Simon, président de la société HydroQuest dont le siège est basé à Grenoble a fièrement annoncé aujourd'hui la mise à l'eau en fin d'année de son hydrolienne sur le site d'essais bordelais Seeneoh, un site de 7 hectares soumis à de très forts courants au pied du pont de pierre sur la partie fluviale de l'estuaire de la Gironde. Il s'agira du premier démonstrateur testé sur place. L'entreprise occupera l'un des 3 emplacements mis à disposition des industriels, la plateforme Bilbao, pour une période d'un an à compter de novembre 2017. La signature de la première convention d'utilisation a été officialisée aujourd'hui.
Pour HydroQuest qui a déposé 9 brevets avec EDF et qui possède désormais un bureau bordelais à Darwin, l'investissement s'élève à 700.000 euros. Il s'agira pour l'entreprise, comme pour les futurs autres industriels installés sur le site, de tester sa machine d'un point de vue énergétique, environnemental et mécanique et ainsi d'obtenir les certifications nécessaires avant sa mise sur le marché.
Un moment important pour HydroQuest mais aussi pour le site expérimental estuarien national pour l'essai et l'optimisation d'hydrolienne (Seeneoh), exploité par la société Seeneoh SAS, constituée des actionnaires Cerenis (22 %), Energie de la Lune (40 %), SEML (Société d'économie mixte locale) Route des lasers (24 %) et du groupe Valorem, qui a nécessité des investissements à hauteur de 3 millions d'euros.
Ce site a pour objet de contribuer à l'émergence de la filière industrielle de l'hydrolien. Il va permettre de tester 3 technologies d'hydroliennes raccordées simultanément au réseau électrique par l'intermédiaire de 3 emplacements pour une capacité totale de 250kW, le but étant d'injecter l'électricité sur le réseau existant.
Reste encore à créer en France un contexte économique avec la fixation de tarifs d'achat d'électricité pour la filière.
"A ce sujet, nous allons entrer dans des discussions avec le ministère de l'environnement. Quand ça démarrera, en revanche, ça ira très vite. Avec l'hydrolien, il n'y aura pas de fossé industriel comme avec l'éolien offshore", explique Marc Lafosse.
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Alors qu'il reste deux emplacements libres sur le site bordelais, une quinzaine de prospects sont intéressés.
Hélène Lerivrain