Bordeaux : le site d'essais pour hydroliennes bientôt opérationnel

Hélène Lerivrain

Hélène Lerivrain
"Le financement est officiellement bouclé après six ans de développement du projet." Marc Lafosse affiche une grande satisfaction. Océanographe et président du bureau d'ingénierie spécialisé dans les énergies marines renouvelables Energie de la Lune, il est surtout à l'origine du projet d'installation d'hydroliennes fluviales à Bordeaux. En tant que représentant de la SAS Seeneoh (Site expérimental estuarien national pour l'essai et l'optimisation d'hydroliennes), Marc Lafosse a signé mercredi avec la Caisse des dépôts une convention attributive d'avance remboursable d'un montant de 400.000 euros pour financer la plateforme d'essais. Au total, ce projet qui représente 3 millions d'investissement a mobilisé 17 financeurs.
Concrètement, à partir de l'été prochain, des développeurs d'hydroliennes (éoliennes qui fonctionnent sous l'eau) vont pouvoir tester à Bordeaux leur technologie pour une durée comprise entre 6 et 24 mois. L'installation du site est actuellement en train de se terminer. Les deux emplacements prévus pour accueillir des hydroliennes au pied du pont de Pierre à Bordeaux sont prêts. Reste encore à finir l'assemblage d'une plateforme flottante de 55 tonnes et 27 m de long. Elle sera remorquée le 6 ou le 7 février. La phase opérationnelle débuter l'été prochain.
Marc Lafosse croit beaucoup aux retombées économiques locales directes :
Par ailleurs, Marc Lafosse insiste : ce projet est exemplaire en matière de transition écologique et énergétique et constitue une étape préalable à l'essor d'une nouvelle filière en matière d'énergie marine renouvelable dans les estuaires en France comme à l'international. "Ce site d'essai est le seul au monde dans un estuaire", reconnait Marc Lafosse. Il attire donc tous les regards. Plusieurs développeurs d'hydroliennes ont d'ailleurs profité de la tenue des Assises européennes de la transition énergétique cette semaine à Bordeaux pour visiter le site. La liste des industriels retenus n'est pas encore connue.
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La durée de vie de ce site de 7 hectares sera de 7 ans. A l'issue de cette période, un bilan sera établi et c'est à ce moment-là que se posera la question de transformer ou non ce site expérimental en site de production.
Hélène Lerivrain
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