Analyse digitale concurrentielle : AT Internet s'allie à SimilarWeb

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
Contextualiser les données web analytics et affiner ainsi sa stratégie digitale. C'est l'objet du partenariat noué entre AT Internet, dirigée par Mathieu Llorens, PME de plus de 200 salariés installée à Mérignac près de Bordeaux, et SimilarWeb, société basée à New York spécialisée dans la veille concurrentielle. Cette dernière compte parmi ses clients Google, Criteo, Voyages-sncf.com, L'Oréal... à qui elle fournit des informations provenant de sites internet ou d'applications leur permettant de comprendre, mesurer et donc accroître leurs parts de marché. AT Internet mesure de son côté 20.000 sites et applications à travers le monde. Son cœur d'activité est la collecte de données brutes, son traitement en temps réel, et sa restitution pour analyse.
Mathieu Llorens et ses équipes préparent un autre jalon important pour AT Internet : la refonte totale de sa plateforme.
AT Internet est aussi très sollicité au sujet du Règlement européen sur les données personnelles (RGPD) qui entrera en vigueur en 2018 et qui s'apprête à révolutionner le cadre légal de l'usage des données personnelles en se substituant à la dernière directive, obsolète car datant de... 1995 ! Il a pour objectif de pousser les entreprises à prendre au sérieux - enfin - la question du traitement des données des internautes. A titre d'exemple, elle impose aux entreprises d'être garantes du respect de la vie privée, de tenir un registre des traitements (remplaçant l'ancienne déclaration préalable à la CNIL) ou encore d'obtenir un consentement explicite de la part de l'internaute afin de faire quoi que ce soit de leurs données.
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"Nous travaillons beaucoup sur cette question du RGPD, explique Mathieu Llorens. Pour le moment le marché est séparé en deux : il y a ceux qui s'y intéressent de très près et les autres." Ce cadre légal vise, entre autres, à limiter les dérives dans l'utilisation de la donnée qui peut être constatée chez certains acteurs hégémoniques comme Google, en introduisant notamment des sanctions bien plus importantes, jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaire annuel.
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