Jeux vidéo : comment le Cnam-Enjmin fabrique les futurs talents internationaux (4/9)

Jean-Philippe Déjean

locaux

Jean-Philippe Déjean

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C'est dans les locaux entièrement restructurés de l'ancienne papeterie Le Nil, spécialiste du papier cigarette à rouler, qu'a été installée sur 4.500 m2 l'Ecole nationale du jeu et des médias interactifs numériques (Enjmin). Cette dernière a été créée en 2005 par le Conservatoire nationale des arts et métiers (Cnam) de Poitou-Charentes. Un conservatoire régional associé aux universités de Poitiers, La Rochelle, ainsi qu'au Centre national de la Bande dessinée et de l'image (CNBDI) : partenaires avec lesquels a été fondé le Cnam-Enjmin. Le master JMIN (jeu et médias interactifs numériques) annonce la couleur : former en deux ans des étudiants titulaires d'une licence aux métiers de la production de jeux vidéo.
Cette école supérieure publique, et donc gratuite, admet une soixantaine d'élèves par an (pour plus de 300 candidatures en moyenne) et ajuste sa sélection en fonction des besoins du marché. Programmeurs, concepteurs visuels et game designers (concepteurs de jeu) sont actuellement les postes les plus demandés par les entreprises, précise le directeur.
Le Cnam-Enjmin fait à la fois appel à des professeurs et à des professionnels ([email protected]).
Le Cnam-Enjmin fonctionne en culture projet et les étudiants s'impliquent dans le développement de jeux. Avec des résultats parfois exceptionnels puisque le Cnam-Enjmin a été la première école française à voir, en 2017, l'une de ses équipes décrocher le prix du Meilleur jeu étudiant (parmi 650 productions internationales), avec "Un pas fragile", lors de l'Independent Game Festival de San Francisco !
D'autres formations sont au programme, en particulier un diplôme d'ingénieur en apprentissage, parce que les techniciens en jeux vidéo intéressent d'autres activités, comme les chantiers navals, l'aéronautique ou la muséographie. A l'international le Cnam-Enjmin coopère notamment avec l'école 3DSMX, présente en Californie, à Mexico et Guadalajara, et le Centre national d'animation et de design (NAD), à Montréal. Cette école charentaise, dont près de 100 % des étudiants sont casés six mois à un an après leur sortie, selon Axel Buendia, est également impliquée dans la recherche.
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Au cours des prochains jours, nous publierons notre enquête complète, "Ces Bordelais qui cartonnent dans le jeu vidéo" dédiée à l'écosystème du jeu vidéo à Bordeaux et en Nouvelle-Aquitaine et parue dans La Tribune Hebdo datée du 23 novembre 2018. Il est possible de consulter la version numérique en format pdf ici.
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