CES 2019 : Comment Domalys éclaire son chemin américain

Mikaël Lozano

Domalys lampe Aladin
Domalys

Mikaël Lozano

Domalys lampe Aladin
Domalys
« L'an dernier, on avait vendu, signé avec un distributeur américain... C'était déjà un bon CES. » Maximilien Petigenêt attend encore plus de cette édition 2019 du plus important salon mondial des nouvelles technologies. L'entrepreneur et son équipe sont en train d'équiper de lampes connectées Aladin son premier client en Amérique, une maison de retraite de vétérans de l'armée. Aladin propose plusieurs fonctionnalités : détecteurs de mouvement pour un éclairage automatique et progressif, suivi de l'activité et du sommeil, détection des signes avant-coureurs d'une entrée en dépendance, secours, famille ou téléassistance prévenue en cas de chute... Aladin a été récompensée d'un Award du CES dans la catégorie Smart Home. Avant le salon, et après également, une « tournée » d'établissements de santé a été programmée pour valider plusieurs points : prix, méthode de déploiement de l'offre... Domalys a également recruté il y a quelques semaines une personne basée à Boston. Autant de signes qui montrent les ambitions de la société de Nouvelle-Aquitaine, très intéressée par le marché américain.
En France, Domalys, basée à Fontaine-le-Compte dans la Vienne, compte déjà 9 des 10 principaux groupes de maisons de retraite parmi ses clients et a parallèlement débuté son activité BtoC. Les particuliers peuvent donc eux-mêmes se procurer Aladin. La société, qui emploie 25 personnes, a réalisé en 2018 un chiffre d'affaires de 1,9 million d'euros qui devrait grimper de 70 % à l'issue de l'exercice en cours. Ce 2e CES part de la meilleure des façons :
Reste encore à évangéliser un marché naissant. « L'Apple Watch détecte maintenant les chutes, signe que les gens commencent à s'intéresser au sujet. On parle pourtant d'un sujet qui, en France, fait trois fois plus de morts que les accidents de la route », relève Maximilien Petigenêt, qui positive et veut croire que le marché de la silver économie va - enfin - s'ouvrir :
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L'entrepreneur s'inquiète toutefois sur un point : « On a besoin de financer la dépendance. » Il préconise notamment « une assurance dépendance obligatoire sur les feuilles de paie. Je sais que c'est un prélèvement de plus mais si cela reste sur la base du volontariat, les gens ne le feront pas. »
Mikaël Lozano
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