CNIM voit ses ballons monter toujours plus haut

Laurence Bottero
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Cnim, aérostat pour la Défense et le spatial,
Cnim

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Cnim, aérostat pour la Défense et le spatial,
Cnim
Ils font déjà équipe commune autour du ballon dirigeable Stratobus que porte Thales Alenia Space, à la tête du consortium de PME apportant leurs compétences sur le projet qui se développe dans la région Sud. Mais c'est un plus large champ de complémentarité qui semble donner du sens au rapprochement entre le groupe CNIM et la PME née en 2015 après la reprise par Airstar du pôle espace de Zodiac Marine.
C'est en tout cas ce que défend Philippe Lazare, directeur général de la division Systèmes industriels et directeur du site que l'équipementier dispose à La Seyne-sur-Mer :
Surtout, cette prise de participation « alimente notre stratégie de croissance dans l'air. Elle ajoute une brique CNIM compatible en termes de compétences, de marchés et de clients ».
C'est que le groupe français ne cache pas sa volonté de devenir l'un des leaders européens sur le marché des aérostats pour la défense et le spatial. Les applicatifs sont légion, depuis la surveillance des mers à celles des incendies sans oublier les relais de communication pour la 5G...
Si le secteur des ballons dirigeables est récent, la PME a déjà mené des expérimentations, ce qui permet à CNIM de prendre une longueur d'avance.
Avec 46 salariés et des capacités d'ingénierie positionnées à Toulouse, la petite entreprise revit puisqu'elle était placée jusqu'alors en procédure de sauvegarde. Elle apporte aussi un nouveau souffle à l'ETI familiale qui ne regarde pas que vers les airs, mais aussi vers la mer. Elle vient de prendre commande pour la réalisation de 14 chalands de débarquement de porte-avions pour la Marine nationale et la DGA.
Laurence Bottero