Sabrina Roubache productrice hyperactive venue de la planète Marseille

Laurence Bottero
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Sabrina Roubache
Sophie Vernet

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Sabrina Roubache
Sophie Vernet
Elle le répète souvent, elle ne « lâche rien ». C'est ce qui s'appelle aussi avoir de la suite dans les idées. Pourtant, derrière une apparence de chef d'entreprise hyperactive, Sabrina Roubache pèse le poids de chacune de ses décisions. Plus tête froide que tête brûlée.
La production, Sabrina Roubache n'y tombe pas dedans quand elle est petite mais presque, puisque c'est à l'orée de ses 20 ans qu'elle croise la route de Philippe Fragione, plus connu sous le pseudonyme d'Akhénaton, membre emblématique du groupe de rap originaire de la Cité phocéenne, IAM. Elle le suit dans l'aventure de leur fameux album L'École du micro d'argent, mettant un pied dans le monde de la production. Pour ne plus jamais le quitter. La production, c'est donc son « truc ». Un secteur où il y a beaucoup à faire, notamment parce que la consommation du public change, que la technologie évolue et que les territoires ont aussi leur mot à dire.
Sûre et certaine que la Provence représente l'avenir des industries créatives et parce que le nerf de la guerre, quoi qu'on en dise, c'est toujours la monnaie sonnante et trébuchante, elle donne naissance en mai 2016 au fonds d'investissement Gurkin Invest Films, s'inspirant du nom de sa société de production, Gurkin Production. Un « outil » précise-t-elle qui a pour but de lui donner les moyens de ses ambitions : « lever des fonds et produire ». Comprendre, pouvoir donner vie aux projets - et pas uniquement ceux portés par Gurkin Production offrant à toute une filière l'oxygène financier qui doit la renforcer.
Car Sabrina Roubache joue collectif. C'est même comme cela qu'elle explique son engagement à la Chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence : pas pour les paillettes, les courbettes ou faire de la politique mais pour être aux premières loges pour porter un secteur qui croît, avec 1.715 jours de tournages enregistrés par an et 88 millions d'euros de retombées économiques directes ce qui met la Provence juste derrière l'Île-de-France... Une seconde place qu'il faut absolument conforter.
Laurence Bottero