Robocup : les Français de Rhoban champions du monde pour la 4e fois avant l'édition 2020 à Bordeaux

Mikaël Lozano

L'équipe bordelaise Rhoban (à gauche) après sa victoire en finale face à une équipe chinoise
Jean-François Laplume

Mikaël Lozano

L'équipe bordelaise Rhoban (à gauche) après sa victoire en finale face à une équipe chinoise
Jean-François Laplume
Construire des robots qui tapent dans un ballon a-t-il une utilité ? Les participants à la Robocup en sont persuadés. Née en 1996, l'événement, qui est aujourd'hui la plus grande compétition de robotique et d'intelligence artificielle au monde, est un peu plus complexe que cela. Le défi initial paraissait un peu fou : réussir à créer avant 2050 une équipe de robots totalement autonomes capables de battre l'équipe humaine championne du monde de football. La compétition poursuit en réalité deux autres objectifs plus structurants : stimuler la filière robotique et plus globalement la recherche, tout en suscitant des vocations chez les plus jeunes. Chaque année, elle se tient dans un coin différent du globe et a élargi progressivement son spectre, mettant aux prises des robots footballeurs humanoïdes ou non, mais aussi d'autres "ligues" : sauvetage lors de simulation de catastrophes, logistique dans l'industrie, aide à la personne et assistance domestique. Autant de compétitions qui mobilisent les disciplines de la robotique, de l'informatique, de l'électronique, de la mécanique, de l'internet des objets... 3.500 participants, 3.000 robots, 45 pays représentés et 40.000 visiteurs : annuellement, la Robocup empile les chiffres. "Il y a 25 ans, c'est le jeu d'échecs qui était mis en avant, posant des problématiques statiques et théoriques. IBM a réussi en 1997, avec Deep Blue, à battre la légende du jeu Garry Kasparov. Nous nous sommes dit que si nous arrivions à faire évoluer de manière autonome des robots derrière une balle qui bouge tout le temps, dans un univers physique et avec un adversaire qui cherche à l'empêcher de marquer, alors nous serions en capacité d'être pertinent en entreprise, au domicile du public...", expliquait Dominique Duhaut, cofondateur de la Robocup et sommité mondiale de la discipline, dans nos colonnes il y a quelques mois. Au-delà, il s'agit aussi de sensibiliser le grand public, et particulièrement les jeunes amenés à s'en emparer à l'avenir.
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En attendant 2020 qui aura pour théâtre Bordeaux, l'édition 2019 vient de s'achever en Australie. Sidney a accueilli pendant quatre jours les différentes compétitions. Sur les terrains de 6 mètres par 9, les équipiers autonomes de l'équipe bordelaise Rhoban l'ont emporté pour la 4e fois consécutive dans la catégorie "kid size", réservée aux robots faisant entre 40 et 90 cm. Rhoban est l'équipe française, menée par son chef de file Olivier Ly, issue du LaBRI (Laboratoire bordelais de recherche en informatique - Université de Bordeaux).
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