Pionnier de la lutte biologique contre l’obésité, LNC Therapeutics lève 6,2 M€
Jean-Philippe Déjean

Georges Rawadi, directeur général de la société bordelaise LNC Therapeutics, lors du Forum Santé Innovation 2019 organisé par La Tribune
Agence Appa
Jean-Philippe Déjean

Georges Rawadi, directeur général de la société bordelaise LNC Therapeutics, lors du Forum Santé Innovation 2019 organisé par La Tribune
Agence Appa
La startup bordelaise LNC Therapeutics, qui se positionne à l'avant-garde des biotechnologies appliquées à la lutte contre l'obésité, et les maladies cardio-métaboliques associées, via le développement de médicaments basés sur le fonctionnement du microbiome intestinal (ex-flore intestinale), annonce une levée de fonds de 6,2 M€, via une augmentation de capital et une opération de financement non dilutive.
La jeune société innovante, présidée par Jean-Luc Treillou et dont Georges Rawadi est le directeur général, a réussi à lever 4,9 M€ auprès de ses investisseurs historiques, dont le fonds Seventure Partners, et à attirer une nouvelle société de gestion de fortune familiale (family office), dont LNC Therapeutics n'a pas dévoilé l'identité. En plus de ce tour de table, l'entreprise bordelaise a obtenu 0,5 M€ de financement, sous forme d'une subvention, de la part de la Région Nouvelle-Aquitaine. Ainsi que 0,8 M€ de financement de la part de Bpifrance, dans le cadre de son programme "Deeptech" (technologies de rupture issues de la recherche fondamentale - NDLR).
Ces fonds doivent permettre à LNC Therapeutics de développer une nouvelle génération de médicaments dans le microbiome intestinal. Il s'agit en l'occurrence de la classe des produits de biothérapie vivants (en français PBV et en anglais LBP), et l'étude des bactéries chistensenella. Fin 2018 l'entreprise française a acquis les droits d'exploitation exclusifs de la bactérie Christensenella, déposés par l'université Cornell (Etat de New-York/Etats-Unis). Cette bactérie issue du microbiome intestinal est, selon les dirigeants de LNC Therapeutics, l'arme décisive pour gagner le combat physiologique contre l'obésité. Plus besoin avec christensenella, qui a horreur du gras, de se lancer dans des opérations chirurgicales pour réduire l'obésité.
En plus de lignes de financement pour le développement des LBP, la startup bordelaise entend bien financer l'étude des bactéries de la famille christensenella. "Décrit pour la première fois en 2012, le genre bactérien christensenella a fait l'objet de nombreuses études académiques révélant ses effets bénéfiques sur la santé humaine, notamment dans la prise en charge des maladies métaboliques ou inflammatoires de l'intestin" relève LNC Therapeutics.
À lire également
La société précise avoir lancé deux programmes dédiés au développement thérapeutique de cette bactérie. Le premier, LNC01, est dédié au développement de produits de biothérapie vivants basés sur une souche unique de christensenella pour le traitement de l'obésité et des maladies métaboliques. Le second programme, LNC02, est dédié à l'étude de christensenella et à l'identification de nouvelles applications thérapeutiques via la plateforme de recherche propriétaire de LNC Therapeutics.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Jean-Philippe Déjean
Olikrom propulse ses pigments intelligents dans l’aéronautique et la défense
Batteries implantables chez l'humain : Fineheart pilote un programme européen stratégique
Dans le laboratoire de Dionymer, rencontre avec les bactéries du bioplastique
Déserts médicaux : dans le bus qui part à la rencontre des patients isolés en Gironde