Transformons la France : découvrez les 7 lauréats en Nouvelle-Aquitaine
Pierre Cheminade

Sept lauréats ont été récompensés parmi les 30 transformatrices et transformateurs sélectionnés en Nouvelle-Aquitaine par La Tribune
Agence APPA
Pierre Cheminade

Sept lauréats ont été récompensés parmi les 30 transformatrices et transformateurs sélectionnés en Nouvelle-Aquitaine par La Tribune
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Le Prix "Management RH" a été remis à Séverine Valette et Valentine Bardinet, les deux co-fondatrices du salon Profession'L, par Isaure de Cromières, déléguée financement à la direction régionale de Bpifrance. Créé à Bordeaux en 2013 et dédié à la reconversion professionnelle des femmes, le salon Profession'L s'est depuis exporté à Poitiers, Nantes, Lyon et Lille avant Luxembourg à partir de 2020. La prochaine édition bordelaise se tiendra les 6 et 7 février 2020.

Vincent Feltesse, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, à Géraldine et Vincent Sillègue (Tauziet&co) ainsi qu'à Christophe Muller (Mixcité Promotion) pour le projet de Food Factory à Cenon, en présence de
Jean-François Egron, le maire de la ville. Sur 5.500 m2 dans le site de l'ancienne distillerie de la Vieille Cure, ce projet mêle bureaux, coworking, restaurant, distillerie de gin, école de cuisine et conserverie solidaire. Le tout pour un investissement de 10 M€ dans l'objectif de créer à terme 450 emplois.
Lucile Aigron, les deux fondatrices et pilotes de la
Coopérative des Tiers-lieux. Cette société coopérative d'intérêt collectif (Scic), pionnière des tiers-lieux, intervient dans toute la région et au-delà pour conseiller les porteurs de projet de tiers-lieux, espaces de coworking et autres formes du travailler autrement.
C'est Guillaume Le Berre, directeur commercial et opérations de la filiale mobilité de Pragma Industries, qui a reçu le Prix "Mobilités" des mains de l'économiste bordelaise Aurélie Piet et d'Ingrid Bergeaud, la présidente du gestionnaire de crèches privées et publiques Eponyme. Fondée à Biarritz par Pierre Forté, Pragma Industries est un spécialiste des piles à combustible qui conçoit des vélos à hydrogène.

Le Prix "Santé" a été remis par Stéphane Hasselot, directeur général de la mutuelle Ociane Matmut, à Maxime Feyeux, cofondateur avec Kévin Alessandri, de Treefrog Therapeutics. Cette jeune entreprise dans le domaine de la biologie est en passe de faire sauter un verrou dans la production en masse de cellules souches pluripotentes.
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Le Prix "Environnement" a été remis par Cendrine Martinez, directrice générale déléguée de La Tribune, à Jean-Yves Grandidier, président et fondateur de Valorem. L'entreprise, qui fête ses 25 ans et est implantée à Bègles, est spécialiste de la production d'électricité à partir des énergies renouvelables (solaire, éolienne et marine). Elle emploiera d'ici la fin de l'année près de 300 collaborateurs.

Enfin, le Prix "Manager de l'année" a été décerné par Nicolas Leroy-Fleuriot, PDG de Cheops Technology, et Jean-François Pierron, membre titulaire de la Chambre de commerce et d'industrie Bordeaux Gironde, à Mickaël Hammel, président du directoire du groupe Ayor. Basée en Dordogne, cette entreprise qui opère dans la gestion de l'eau a engagé une vaste transformation numérique ces dernières années.
Après une intervention du paléoanthropologue Pascal Picq, la soirée a aussi été marquée par un dialogue entre Aurélie Piet, économiste indépendante, et Ingrid Bergeaud, président du gestionnaire de crèches publiques et privées Eponyme. La première a publié cette année un ouvrage "Quand l'Homo economicus saute à l'élastique... sans élastique" (Plon, avril 2019, 19 €). Elle se dit convaincue que "les entreprises traditionnelles n'ont plus le choix, elles doivent faire évoluer leur modèle vers des préoccupations sociales et environnementales et arrêter de prendre en compte seulement la croissance de leur activité". Elle prône ainsi une redéfinition globale de notre modèle économique.
L'impact social, éducatif, alimentaire, économique, environnemental, Eponyme en a fait une obsession depuis sa création en 2014 autour d'un modèle de crèche très qualitatif. Ce modèle étant plus coûteux mais les tarifs encadrés, Eponyme a donc choisi de réduire ses marges. Cette année, l'entreprise, labellisée B-Corp, a demandé au cabinet Ellyx de mesurer son impact social et les premiers résultats sont probants : avec environ 70 de répondants, 100 % des salariés partagent les valeurs de l'entreprise et 93 % apprécient leur cadre de travail tandis que plus de neuf parents sur dix estiment qu'Eponyme a un impact positif sur leur comportement parental.
Le mouvement doit en effet être collectif face à l'ampleur des bouleversements annoncés : réchauffement climatique, disparition de la biodiversité, épuisement des sols et des ressources naturelles... "Les entreprises, si elles veulent survivre, doivent s'engager et évoluer mais c'est aussi vrai pour les collectivités locales, l'Etat, chaque citoyen et les médias qui ont un rôle fondamental pour mettre en avant ces sujets", lance Aurélie Piet.

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