Comment la marque d'activewear Noliju peaufine sa stratégie
Laurence Bottero
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Rien que le nom est prometteur. Baptisé L'Aventurier, il est le dernier-né de la famille Noliju. Implantée à Sophia-Antipolis, la marque d'activewear fondée par Norah Luttway poursuit donc son développement en lançant sa première ligne éco-responsable via son premier maillot de bain. Car l'Aventurier a été conçu en tissu recyclé. Plus exactement en tissu issu de morceaux d'anciens filets de pêche, broyés et transformés en granulés. Lesquels sont ensuite fondus pour créer un fil.
Une première pour la marque sous cette forme peut-être, mais une démarche qui s'inscrit complétement dans la philosophie portée par Norah Luttway. Venue de l'industrie textile, la dirigeante de la startup sophipolitaine défend à travers sa marque la notion de proximité et de sourcing pointu des matières. Déjà, Noliju s'est distinguée par le recours à certains tissus techniques, micro-aéré, anti-couture, évacuant la transpiration... En matière d'éco-responsabilité et d'économie circulaire, le secteur textile est plein d'initiatives...
Positionnée sur le segment de l'activewear, Noliju dessine, produit et distribue des vêtements pouvant être portés aussi bien pour les activités sportives que pour la vie citadine. Un positionnement nouveau, ciblant ce que Norah Luttway appelle les "championnes du quotidien", une vraie innovation d'usage, qui s'inscrit dans une nouvelle habitude de consommation que la jeune entreprise veut accompagner et pousser.
Née sur le Web en 2015, Noliju s'est depuis déployée aussi physiquement, via des pop-up stores mais aussi via un espace dédié au sein du centre commercial Cap 3000 à Saint-Laurent du Var, près de Nice, accompagnant un phénomène qui voit les DNVB - Digital native vertical brand - opter pour l'omnicanal afin d'accompagner leur croissance... et la demande client.
Cependant pour les startups ayant un pied dans la tech et un pied dans l'industrie textile, la question du financement est toujours sensible.
Laurence Bottero