Le pari numérique de VanillaMilk

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Si l'entreprenariat était bien un souhait, rien ne prédisposait Stéphanie Habenstein, responsable e-commerce pour de grands groupes, à créer une entreprise autour du sujet de l'allaitement. Pourtant, c'est parce qu'elle identifie le besoin en informations vérifiées et en mise en relation avec les professionnels du secteur qu'elle crée VanillaMilk début 2020, de retour dans le Sud, après une parenthèse de 10 ans en Belgique.
"Lorsque je me suis intéressée à l'allaitement, je me suis rendue compte de la masse d'informations disponibles, mais des informations souvent contradictoires. A cela, d'ajoute une image de l'allaitement plutôt vieillotte. Je me suis lancée avec une approche de maman et pas celle que l'on m'imposait", explique Stéphanie Habenstein.
Avec un parti pris clair, celui d'une indépendance, notamment financière, par rapport aux industriels du secteur. "Il était évident pour nous de construire un projet pérenne, qui soit indépendant", appuie Stéphanie Habenstein.
Après une phase de sondage effectuée via des questionnaires par Internet, la petite entreprise prend forme, sa fondatrice se faisant accompagner par une infirmière puéricultrice, ce qui lui permet de gagner également la confiance auprès de ceux qui constituent l'autre bout de la chaîne : les professionnels.
Déployée via un site et une application mobile, "complémentaires, l'application ne remplaçant pas le site", VanillaMilk propose notamment une carte de France des professionnels formés à l'allaitement, offrant un réseau mis à disposition des mères et futures mères souhaitant obtenir une information fiable. Sont aussi référenciés les maternités sensibilisées à l'allaitement ou disposant du label IHAB (Initiative Hôpital Ami des Bébés NDLR), les pharmacies formées, les crèches sensibilisées... Egalement les associations et les lactariums qui disposent de peu de visibilité et de moyens de faire connaître leur activité. Mais surtout les commerces et lieux allaitement friendly. C'est d'ailleurs sur cette dernière brique que repose une partie du business modèle de la startup qui propose aux commerces d'utiliser la plateforme comme relais de communication. "La plateforme leur permet le référencement de certaines informations, ce qui est assimilé à de la publicité, et qui est mis en avant autant sur le site que sur l'application".
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Laurence Bottero