Comment Doinsport répond aux besoins des complexes sportifs
Maëva Gardet-Pizzo
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Photo d'illustration
Benoit Tessier
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Elle s'imaginait en Booking.com du sport, une plateforme dédiée à l'organisation de matchs qui aurait fait le lien entre joueurs et clubs. Elle a sondé le marché avec une première version, a tenté d'élargir son socle de clients et s'est finalement rendue compte que le besoin était davantage du côté des professionnels que des sportifs. "Nous avons constaté qu'ils perdent un temps fou à gérer les opérations du quotidien", explique Rémy Chevalier, co-fondateur de l'entreprise. "Soit parce qu'ils sont mal digitalisés et font beaucoup de choses sur papier, avec des bases de données sur téléphone portable qu'ils risquent de perdre. Soit parce qu'ils utilisent quatre ou cinq logiciels qui ne communiquent pas entre eux". D'où l'intérêt de tout centraliser en un seul et même progiciel, de la gestion des réservations à la tenue d'une base de données en passant par l'animation et la fidélisation de la clientèle.
Une pivotement qui semble porter ses fruits puisque la startup compte désormais 250 clients parmi lesquels des clubs et complexes de futsal - sa cible de départ -, mais aussi des structures de disciplines variées telles que le tennis, le padel, le squash, et même des complexes de loisirs proposant du laser game, de l'escalade ou encore du trampoline. "Ce sont surtout les loisirs qui nous ont fait prendre conscience de l'intérêt de centraliser les outils digitaux. Les complexes proposent des activités pour toute la famille. Pendant que le père joue au futsal, la mère fait du fitness et l'enfant de l'escalade. A la fin, ils se retrouvent et mangent ensemble". C'est pour les aider à gérer cette multitude d'activités que l'entreprise a intégré il y a un an une caisse enregistreuse à son progiciel.
Pour toucher ce type de clients, elle a également développé une offre haut-de-gamme en proposant à ses clients un logiciel en marque blanche, aux couleurs et noms du complexe. Ils peuvent ainsi proposer une application à leur nom sur les stores, application qui peut notamment permettre à leurs clients de s'inscrire à des activités. "Cela plaît vraiment aux franchises, aux complexes haut de gamme qui veulent affirmer une identité forte. Nous travaillons par exemple avec la société sportive du jeu de paume, pour un grand complexe de padel en Île de France, ou encore pour Circus Arena", spécialiste du foot en salle en Belgique. A Abidjan en Côte d'Ivoire, le service a également conquis le premier complexe bâti dans le cadre du projet WinWin qui prévoit la construction de 96 autres sur le continent d'ici cinq ans.
Maëva Gardet-Pizzo