La restructuration de l'usine Inertam, à Morcenx (Landes), filiale du groupe Europlasma spécialisée dans la neutralisation des déchets d'amiante par vitrification, a fait l'objet d'une inauguration parfaitement réussie. La nouvelle équipe financière et managériale à la tête du groupe landais semble partie pour réaliser un sans faute.L'inauguration le 18 septembre de la nouvelle usine d'Inertam, à Morcenx (Landes), filiale d'Europlasma (une centaine de salariés dont près de 50 à Inertam), semble bien marquer pour ce dernier la fin d'une série noire de quasiment vingt ans, rythmée par d'incroyables tumultes et retournements de situations, qui ont bien failli couler ce groupe aux innovations sans équivalent dans le monde. Spécialiste des technologies de dépollution utilisant la torche à plasma, le groupe Europlasma est notamment à l'avant-garde du traitement des déchets d'amiante qu'il neutralise à titre définitif en les vitrifiant.
Un procédé dont le nouveau PDG d'Europlasma, Jérôme Garnache-Creuillot, a pu rappeler l'originalité. Inertam est à la fois historiquement la première activité créée par Europlasma et sa meilleure vitrine. La précédente usine Inertam étant arrivée en fin de vie, les nouveaux actionnaires du groupe -aux commandes d'Europlasma depuis le 28 mai 2019-, ont dû investir lourdement pour restructurer en totalité cet appareil industriel de liquidation des déchets d'amiante.
Europlasma en train de devenir un groupe normal
L'usine landaise vitrifie ce déchet ultra dangereux pour le transformer en Cofalit, un sous-produit inoffensif réutilisable dans les travaux publics pour la fabrication de routes, une fois qu'il a refroidi pour devenir solide mais assez facilement cassable. La palette d'invités qui a répondu présent pour cette inauguration valide l'énormité du chemin réalisé par Europlasma en quasiment un an mais aussi du fait que, malgré une hostilité marquée, le groupe n'a jamais perdu tous ses soutiens.
Parce qu'en janvier 2019, Europlasma avait encore, pour de nombreux observateurs, un statut d'entité radioactive, totalement infréquentable et proche de la disparition. Le plus souvent réduit à sa caricature de loto ambulant pour spéculateurs boursiers obsessionnels ou en manque d'imagination, à cause des centaines de millions d'actions cotées en bourse qui étaient estampillées à son nom, le groupe landais avait, c'est vrai, de quoi inquiéter.