Le groupe Europlasma va moins mal et restructure son usine Inertam
Jean-Philippe Déjean
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Un des opérateurs d'Inertam pendant une opération de vitrification de déchets d'amiante.
Agence Appa
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Un des opérateurs d'Inertam pendant une opération de vitrification de déchets d'amiante.
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Le groupe Europlasma, à Morcenx (Landes), coté en bourse, spécialiste des technologies de dépollution utilisant la torche à plasma, en particulier pour la destruction définitive des déchets d'amiante, vient de publier ses résultats annuels 2019 et tient ce lundi 27 avril son assemblée générale extraordinaire, qui n'a pas pu se tenir comme prévu le 6 avril dernier faute d'avoir pu atteindre le quorum.
Sauvé de la liquidation le 28 mai 2019 grâce à l'intervention de la société d'investissement luxembourgeoise Zigi Capital SA, dont le plan de reprise a été agréé à cette date par le tribunal de commerce de Mont-de-Marsan, le groupe Europlasma revient de loin.
Mis en redressement judiciaire le 25 janvier précédent, Europlasma a bénéficié de l'appui financier de la société Alpha Blue Ocean, à Londres, via le fonds d'investissement Ehgosf (pour fonds de titrisation d'actifs européens à croissance élevée/European high growth opportunities securization fund). Autrement-dit le plan de reprise d'Europlasma s'est accompagné d'une restructuration de la dette, qui a permis au groupe de repartir avec une bien meilleure visibilité.
La pandémie de coronavirus a réellement frappé la France mi-mars, avec le début du confinement, et les résultats 2019 d'Europlasma n'en sont pas impactés. Pour un groupe qui est passé plusieurs fois tout près de l'effondrement, ces derniers ne sont pas si mauvais et se trouvent même en nette amélioration. L'arrêt des différentes filiales d'Europlasma, à commencer par Inertam, qui neutralise les déchets d'amiante à titre définitif, et Cho Morcenx, centrale de production d'électricité par gazéification de déchets et biomasse a entrainé une fort recul du chiffre d'affaires.
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Inertam vitrifie les déchets d'amiante en les portant à de très hautes températures grâce à la torche à plasma et cette usine, qui a toujours été la locomotive du groupe en terme d'activité, est aujourd'hui en pleine restructuration. Avec des travaux de grande ampleur, comme par exemple le démantèlement de la chambre de confinement des déchets pollués et de celle de post combustion, qui doivent être refaites à neuf. Des opérations qui devraient être bouclées au cours du 1e semestre 2020, et que la crise du coronavirus n'a pas stoppé.
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