Face à la crise, Objeos organise son rebond sur le marché de l'affichage dynamique
Gaëlle Cloarec
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Fondée en 2015, Objeos conçoit et commercialise des écrans sphériques permettant aux annonceurs, c'est la promesse de la jeune pousse, de communiquer de manière impactante. "Nous sommes dans un environnement saturé d'informations diffusées sur des écrans et des affiches que personne ne regarde plus vraiment. Or les entreprises, les marques, les lieux de vente ou d'exposition ont besoin de communiquer de façon à ce que leur message soit vu et retenu", explique Vassili Okorokoff. Pour le dirigeant, physicien de formation et spécialiste du mapping-vidéo, la clé réside donc dans le support, en l'occurrence des sphères de 60 centimètres à 1 mètre de diamètre, baptisées P3rle, pilotables à distance et diffusant du contenu vidéo à 360° en HD ou 4K. Commercialisés à partir de 2017, ces écrans innovants proposent une expérience visuelle capable "de capter l'attention et, de par leur aspect inédit, de créer de l'émotion augmentant ainsi le temps de regard". Autrement dit, l'Alpha et l'Oméga pour ceux qui veulent marquer les esprits lors d'événements professionnels ou grands publics. Un marché, celui du marketing et de la communication liés à l'événementiel, qui peut peser selon les années jusqu'à 70% du chiffre d'affaires (non communiqué) de l'entreprise cannoise. Laquelle souhaite en réduire sa dépendance.
"C'est un travail que nous menons depuis 18 mois maintenant, bien avant l'épisode Covid-19 qui n'a finalement fait que conforter notre décision". L'idée : ouvrir le marché de l'affichage dynamique et de la publicité dans les lieux de passage : les gares, les aéroports, les centres commerciaux... "Un marché à plus gros potentiel de croissance", relève Vassili Okorokoff, pour lequel de nouvelles sphères ont été conçues, plus petites. A cet égard, deux brevets sont en cours de dépôt. Et les discussions menées au cours de l'année écoulée avec des régies publicitaires d'envergure ont abouti à l'installation, programmée en novembre, de premiers pilotes locaux. L'objectif étant de transformer l'essai en un déploiement national dès 2021. Un changement d'échelle que la jeune pousse souhaite anticiper à travers une levée de fonds d'un montant d'environ un million d'euros qu'elle entend finaliser dans les six à huit mois. "Il s'agit de soutenir l'industrialisation de nos produits et de recruter pour accompagner la croissance attendue". Si la priorité est donnée aux profils de commerciaux et de chefs de projets, l'entreprise de 4 personnes envisage également d'étoffer son pôle R&D.
Gaëlle Cloarec