My e-shop, l’Amazon version foncière de Cap 3000 (et d’Altarea Cogedim)
Laurence Bottero
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Le projet n'est pas lié au confinement et c'est de ce point de vue, ce qui différencie (aussi) l'initiative de Cap 3000. My e-shop est en effet un concept né bien avant que la Covid-19 ne réduise les déplacements et empêche les achats « en vrai ». Bien sûr, le premier confinement « a accéléré » le processus, reconnaît Felipe Goncalves, le directeur général de centre commercial implanté à Saint-Laurent du Var, près de Nice.
My e-shop est, en fait, un outil de plus dans l'escarcelle d'Altara Cogedim. Comme tous les acteurs de la commercialisation, le groupe qu'a fondé Alain Taravella n'échappe pas aux évolutions de consommation, plus digitales, surtout venant des jeunes générations, tout comme du positionnement plus online des marques.
My e-shop prend en fait naissance dans une autre initiative engagée par le groupe immobilier, celle de consacrer 700 m2 de son extension aux marques digitales, ces DNVB (Digital Natives Virtual Brand NDLR), elles aussi en recherche de visibilité autre, en l'occurrence « physique ». Le concept, appelé Capsule@Cap3000, a été inauguré il y a quelques mois, accueillant des marques locales (Noliju, Foamous, Archiman), certaines d'envergure nationale (Bang and Olufsen, Devialet) aussi.
My e-shop est « un nouveau business que nous avons inventé », détaille Felipe Goncalves. Altarea Cogedim est en effet soucieux « de réinventer l'expérience client ». Et quoi de mieux que Cap 3000, refait de neuf pour expérimenter ? D'autant que le centre commercial est « le premier actif (de la foncière) en France et en Europe », précise le directeur général du lieu. Capsule@Cap3000 a été une première pierre à l'édifice de cette évolution. La seconde, cette marketplace donc, qui répond à un axe stratégique pour le groupe : l'omnicanalité.
« Dans un centre commercial, le parcours client est compliqué. Il fallait le simplifier. La marketplace permet le parcours on line et off line, octroyant de plus, la réalisation d'un chiffre d'affaires additionnel pour les boutiques, de 10 à 15 % », précise Felipe Goncalves
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Laurence Bottero