Europlasma va se défaire de 21 millions d'euros de dettes et démantèle Cho Morcenx
Jean-Philippe Déjean
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La centrale Cho Morcenx ne va pas redémarrer, sera partiellement démantelée et réorientée.
Appa
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La centrale Cho Morcenx ne va pas redémarrer, sera partiellement démantelée et réorientée.
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Le groupe Europlasma, dont le siège social se trouve à Morcenx (Landes) et la direction administrative à Pessac (Gironde/Bordeaux Métropole), spécialiste mondial des technologies de dépollution utilisant la torche à plasma, confirme ce que son PDG, Jérôme Garnache-Creuillot, avait déjà annoncé il y a plusieurs mois : l'arrêt et la requalification de la centrale Cho Morcenx. Un prototype à échelle un lancé sur le marché de l'énergie alors qu'il était encore loin d'être au point.
Cette centrale, qui devait produire de l'électricité à partir de la gazéification de déchets et de biomasse, a englouti des millions d'euros, entrainé la chute du fondateur du groupe, et failli à plusieurs reprises provoquer l'effondrement d'Europlasma. Le plan annoncé ce mercredi 18 novembre va permettre d'éponger les 21 millions d'euros de dette du groupe landais, qui va pouvoir prendre le contrôle à 100 % de sa filiale Cho Power, elle-même propriétaire de Cho Morcenx. Ce qui va lui donner les mains libres pour démanteler la centrale électrique et la restructurer, moyennant un bénéfice intermédiaire anticipé de 7 millions d'euros, généré par la revente de certains matériels de cette infrastructure.
Quant à la réorientation de la centrale, elle est rendue possible par le savoir-unique engrangé par les ingénieurs dans le calibrage et la rigoureuse préparation des déchets à incinérer. Un métier ultra pointu dans lequel Europlasma a acquis une véritable expertise et qu'il va pouvoir monnayer en se lançant dans la préparation de combustibles solides de récupération (CSR), d'indispensables substituts aux énergies fossiles, dont les cimenteries sont par exemple très demandeuses.
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Pour parvenir à ce résultat, Jérôme Garnache-Creuillot, PDG depuis un peu plus d'un an du groupe, a dû bénéficier du soutien plein et entier du financier d'Europlasma, l'homme d'affaires Pierre Vannineuse, à la tête de la société anglaise ABO, à Londres. Tout simplement parce qu'Europlasma, qui détenait 80 % des actions de sa filiale Cho Power, propriétaire de la centrale Cho Morcenx, ne pouvait en acquérir la pleine propriété qu'après avoir réussi à effacer 21 millions d'euros de dettes de son bilan.
Jean-Philippe Déjean