Quelles perspectives pour Syrengy et sa seringue intelligente ?
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Pixabay
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Pixabay
C'est un marché lucratif que celui de la chirurgie esthétique. A l'échelle mondiale, les injections de produits de comblement (acide hyaluronique, botox ...) génèrent annuellement 4,7 milliards de dollars. Elles sont réalisées par des spécialistes mais aussi par des mains moins expertes malgré des risques de complications.
« Parfois, l'injection atteint un vaisseau sanguin et peut le faire exploser », observe Hertsel Adhoute, PDG de Syrengy. « Cela peut causer des réactions telles que des rougeurs, des hématomes, des œdèmes, et parfois même une cécité. Mais ce sujet est assez tabou car il y a beaucoup d'argent en jeu ». Et beaucoup craignent de dissuader leurs clients d'opter pour ce type d'actes médicaux non obligatoires. Ils s'exposent néanmoins à des poursuites judiciaires et au risque économique de devoir indemniser les patients concernés.
Pour limiter ces risques, l'équipe de Syrengy a mis au point une seringue capable de faire savoir au médecin si son aiguille touche un vaisseau sanguin. Et ce, grâce à un système de double injection fondé sur un modèle mathématique. « Lorsque l'on fait une injection intraveineuse, l'infirmier commence par aspirer pour être sûr qu'il est bien dans la veine, auquel cas il voit apparaître du sang. Dans le cas des injections de produits de comblement, c'est l'inverse, on ne veut pas de sang car il ne faut pas que le produit atteigne la veine. Le problème, c'est que les seringues classiques ont une aiguille très fine et contiennent une substance visqueuse. Il faudrait une force incroyable pour voir s'il y a du sang ». Grâce à la présence de deux substances dans le dispositif de Syrengy, il est possible de réaliser ce test avec du sérum physiologique, neutre, pour s'assurer du bon placement l'aiguille. L'injection de produit peut ensuite se faire en toute sécurité.
De plus, pour faciliter l'opération, la seringue est dotée d'un micro-processeur qui automatise l'injection et permet de programmer précisément la quantité à injecter.
Laurence Bottero