Ce que Calysens apporte à Progelife dans la recherche contre les maladies rares
Maëva Gardet-Pizzo
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Le développement de molécules thérapeutiques est un chantier qui prend du temps et dont le résultat demeure incertain. Il n'est donc pas simple de convaincre les investisseurs, d'autant plus lorsque l'on s'attaque aux maladies rares comme le fait Progelife.
Créée en 2014 sous l'impulsion de deux médecins que sont Nicolas Lévy et Pierre Cau, cette biotech développe des molécules contre deux principales pathologies que sont la progéria et la maladie des enfants de la lune. La première consiste en un vieillissement accéléré des patients qui peuvent subir un premier infarctus du myocarde à cinq ans. Elle concerne 300 personnes dans le monde, dont une douzaine en Europe. La seconde est causée par la mutation d'un gène qui empêche la réparation des lésions dues à l'exposition aux rayons UV. Un dysfonctionnement à l'origine d'une prédisposition jusqu'à 10 000 fois plus élevée que la moyenne d'avoir un cancer de la peau. On compte entre 3000 et 5000 cas à l'échelle mondiale.
En luttant contre ces deux maladies, la biotech a l'ambition d'en combattre d'autres dans lesquelles des mécanismes similaires sont à l'œuvre. Et étant donné que la progérine -impliquée dans la progéria- joue un rôle dans le vieillissement de tout un chacun, il est possible de songer à des applications en cosmétiques. C'est là qu'intervient Calysens.
« Avec les cosmétiques, on peut mettre un produit sur le marché en 26 à 36 mois. C'est beaucoup plus rapide que pour un médicament », explique Frédéric Bénéton qui pilote la stratégie financière et industrielle du groupe. « Cela nous permet de générer plus rapidement des revenus certains, d'autant que Calysens finance Progelife pour sa recherche. C'est un moyen de dé-risquer le développement thérapeutique ». Et ce, en bénéficiant de synergies entre les deux entreprises. « On travaille souvent sur les mêmes cellules de peau, avec les mêmes réactifs, les mêmes équipements et les mêmes équipes. On gagne du temps ».
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