La stratégie de Nissactive pour rebondir après la crise
Maëva Gardet-Pizzo
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« On avançait bien. On avait trois produits en phase de lancement. Les communiqués de presse étaient rédigés. On devait participer à des salons. Et puis le premier confinement a complètement rebattu les cartes », regrette Xavier Fernandez, enseignant chercheur qui apporte son concours scientifique à Nissactive et a dirigé la thèse de sa fondatrice, Hortense Plainfossé. Les salons sont annulés. Les prospects ont d'autres priorités. Les laboratoires de recherche avec qui travaille étroitement l'entreprise sont fermés. S'ajoutent à cela le départ de la fondatrice et de la chargée de projet, seule salariée de la jeune pousse. « D'abord on pleure. Puis on se remonte les manches et on repart à l'attaque ».
Si l'entreprise parvient à tenir malgré ces vents contraires, c'est probablement, de l'avis de Xavier Fernandez, grâce à son appartenance au groupe Verger-Dubois. « Cela nous donne une ossature qui nous aide sur le volet administratif ».
C'est ainsi que dès septembre, Nissactive embauche deux salariées en plus d'une doctorante. Dans le même temps, elle est de plus en plus sollicitée par des PME pour de la prestation de recherche. « Elles font appel à nous pour développer des ingrédients à partir d'une matière première qui est importante pour eux. Ce sont des entreprises de 50 à 100 salariés qui ont un service recherche et développement, un certain savoir-faire en formulation mais pas sur les ingrédients objectivés innovants. ».
Car c'est là la plus-value de l'entreprise grassoise : la mise au point de principes actifs validés scientifiquement. «Tous sont associés à une ou plusieurs publications. Au fur et à mesure, les gens nous lisent, se partagent les informations ... d'autant qu'à l'échelle nationale, le réseau des cosmétiques représente finalement un petit nombre d'acteurs ».
Pour l'heure, trois à quatre projets de ce type sont en cours. « Sachant qu'un projet représente plusieurs dizaines de milliers d'euros, cela nous offre un peu de tranquillité en nous permettant de payer les salaires ». Et de s'atteler plus sereinement au lancement du catalogue prévu au printemps. Catalogue qui proposera entre 6 et 8 ingrédients provenant de 3 plantes locales parmi lesquelles le chêne truffier et le prunier de Brignoles.
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