Sp3h en route vers l’industrialisation
Maëva Gardet-Pizzo
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Une page se tourne pour Sp3h, celle de la pré-industrialisation, soutenue par un financement européen de 1,2 million d'euros.
Créée en 2005, l'entreprise aixoise a mis au point un scanner miniaturisé capable d'analyser la qualité d'un carburant (et autres fluides) en temps réel, afin, notamment, de mieux gérer et donc de limiter les émissions de Co2. « Notre force est d'avoir un capteur le plus généraliste possible que l'on spécialise grâce à l'intelligence et les modèles mathématiques que l'on y intègre », assure Alain Lunati, son PDG.
Un outil qui a la vertu d'être miniaturisé et ainsi de coûter bien moins cher que les solutions présentes sur le marché. Avec une déclinaison en trois versions.
« Nous avons la FluidBox micro qui est dédiée au transport et peut être embarquée à bord des véhicules. La Fluidbox industrie s'adresse aux marchés de l'industrie de procédé pour une intégration sur la chaîne de fabrication. Et la dernière arrivée est la Fluidbox Atex conçue pour les marchés de l'industrie qui nécessitent un analyseur avec la certification Atex, anti-explosion ». Une innovation développée en collaboration avec le groupe Axens qui est disponible depuis cette année.
Avec ces trois versions, l'idée est d'être sur différents marchés et de bénéficier au maximum de la diversité d'applications offerte par l'outil. Avec un pari : celui de viser dans un premier temps un nombre limité de clients, influents sur le continent européen, et ce, très en amont de l'innovation. « Nous travaillons avec des gens que l'on a contactés très tôt dans le développement du produit. On leur a proposé de tester des produits pas parfaitement aboutis pour qu'ils apprennent à les connaître et se familiarisent avec l'idée qu'ils seront un jour disponibles. Une relation de confiance s'installe, avec des volumes commandés de plus en plus importants ».
Maëva Gardet-Pizzo