Après la construction, Cintoo séduit aussi l’industrie 4.0
Gaëlle Cloarec
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Cent millions. C'est le nombre de mètres carrés numérisés par scan laser terrestre et téléchargés sur la plateforme Cintoo Cloud depuis son lancement, fin 2018. Un cap symbolique et d'importance pour la start-up azuréenne, créée en 2013 par trois chercheurs du laboratoire I3S (Informatique, Signaux et Systèmes de Sophia Antipolis), spécialisée dans la gestion et la diffusion des données issues de la capture de la réalité. "La problématique avec ces données, qu'on appelle aussi nuages de points, c'est qu'elles sont extrêmement volumineuses, ce qui limite leur partage et donc le travail collaboratif autour d'elles", explique Denis Thibaudin, directeur général de l'entreprise. Qui s'est donc emparé du sujet à travers une technologie capable de réduire très significativement la taille de ces nuages de points, "sans déperdition d'information", insiste-t-il. Les données ainsi traitées sont alors facilement téléchargeables sur le Cloud et accessibles depuis la plateforme Cintoo à toutes personnes autorisées.
Si le monde de la construction et de la rénovation s'est naturellement intéressé à Cintoo, celui de l'industrie a vite suivi, en l'occurrence le segment automobile et oil and gas. "Le dénominateur commun de ces marchés, c'est le jumeau numérique, qui permet de comparer la réalité au plan. Ce système est très utilisé par la construction, notre secteur n°1, qui numérise de plus en plus les chantiers pour produire des copies virtuelles du projet et ainsi identifier, suivre et corriger tout éventuel problème". Mais pas que... L'industrie aussi y voit un intérêt, notamment dans le cadre du suivi de la maintenance et de l'exploitation de ses usines. "Arrêter une chaîne de production coûte très cher. Simuler en amont une intervention permet donc de réduire les temps de rupture", reprend le dirigeant, pour qui les cas d'usage sont nombreux, "presque illimités, chaque industrie ayant ses propres besoins".
Gaëlle Cloarec