Sangamo greffe la production à sa R&D
Rémi Baldy
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Photo d'illustration
Sangamo
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Après la R&D, place à la production. Après s'être installée à Sophia Antipolis avec le rachat de TxCell en 2018, le géant américain de biotechnologie Sangamo s'ancre encore un peu plus sur la Côte d'Azur. Une unité de production doit voir le jour d'ici la fin de l'année en face du siège de sa filiale française. "A 30 secondes de notre bâtiment", se réjouit Raphaël Flipo, responsable des opérations pour Sangamo Europe.
Ce site est l'un des projets retenus du plan France Relance dans la région Sud. Il sera dédié à la fabrication des médicaments qui entrent en phase 1 des essais cliniques. Cette première étape consiste à tester le produit sur un petit groupe de patients pour en vérifier les effets, notamment son éventuelle toxicité. Il ne s'agit donc pas d'une production massive.
Le choix de créer ce site supplémentaire est la conséquence directe de l'avancement des recherches, Sangamo France étant une filiale R&D de sa maison-mère. Le produit Tx200, dédié à la prévention des rejets chroniques liés à la greffe de rein, est en effet le plus avancé et va débuter cette fameuse phase 1 des essais cliniques. Tant que cette étape n'était pas atteinte, il n'y avait pas de besoin de production. La première volée de Tx200 est d'ailleurs sous-traitée au Pays-Bas.
"Nous travaillons sur la thérapie cellulaire et non chimique, le procédé est donc compliqué. Avoir notre unité évite le transfert de technologie qui est long et complexe avec un risque de perte de savoir-faire", détaille Raphaël Flipo. La thérapie cellulaire "consiste à greffer des cellules afin de restaurer la fonction d'un tissu ou d'un organe"*, c'est la première fois que cette technologie va être testée chez l'homme.
Autre avantage de posséder son propre site, celui de ne plus dépendre des disponibilités des fabricants pour lancer sa production. "La crise sanitaire renforce ce besoin, nous avons vu que la chaîne d'approvisionnement pouvait se retrouver amputée", note Raphaël Flipo. Le bâtiment de 600 mètres carrés, qui existe déjà mais bénéficie d'une réhabilitation, doit être prêt à obtenir les agréments des autorités sanitaires d'ici la fin de l'année. Il devrait pouvoir accueillir la production de deux médicaments en parallèle.
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