Comme avant, les cosmétiques naturels qui assument mondialisation et approche différente
Maëva Gardet-Pizzo
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Six produits. Quatre ingrédients maximum pour chacun d'entre eux. Pas de parfum. Pas de colorant. Pour se distinguer sur le marché de plus en plus couru des cosmétiques naturels, Comme avant fait le pari de produits aussi simples qu'intemporels, mais aussi celui d'une production artisanale faite sur place.
La PME naît en 2017. Sophie Lauret et Nil Parra viennent d'avoir un fils. Celui-ci a un souci récurrent chez les enfants de son âge : l'eczéma. Une affection de la peau dont on identifie souvent mal les causes. Différentes crèmes et savons sont testés mais rien n'y fait. Pour y remédier, Nil Parra, qui se souciait jusqu'alors peu de bio et de naturalité, se lance dans la fabrication d'un savon maison composé exclusivement d'huile d'olive. Il est informaticien mais il a quelques souvenirs de ses cours de chimie au lycée. Et là miracle : la peau du bébé s'adoucit. Mieux, l'eczéma semble avoir définitivement abandonné la partie.
Fiers de leur exploit, les parents récupèrent les chutes de savon et en distribuent aux invités du baptême de leur fils. Les retours sont très positifs. Ils décident alors d'en vendre. La marque Comme avant est créée. Le savon est vendu sur un modeste site web avant d'être rejoint par d'autres produits parmi lesquelles une crème, un shampooing solide, ou encore un dentifrice en poudre. « Pour concevoir ces produits, on s'est inspiré de ce que nos parents et grands-parents nous ont dit. Ma grand-mère, par exemple, est marocaine. C'est elle qui m'a dit que le beurre de karité était top ».
En quelques mois, l'entreprise se dote d'un petit laboratoire au centre-ville de Marseille et effectue une série de démarches pour apprendre le métier et être en règle avec les normes liées aux cosmétiques. Sur les réseaux sociaux, une communauté se constitue rapidement autour de la marque. « Une communauté aussi virulente qu'aimante », s'amuse Nil Parra. Un public composé majoritairement de femmes de 25 à 30 ans, qui s'interrogent sur l'impact de ce qu'elles consomment, à la fois sur l'environnement et sur leur santé.
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