5G : Bordeaux veut se poser en sentinelle (3/3)
Anne Farthouat
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Les inquietudes du haut conseil pour le climat au sujet de la 5g
Tingshu Wang
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Les inquietudes du haut conseil pour le climat au sujet de la 5g
Tingshu Wang
"Il faut penser la 5G sous le prisme de la rationalité". Elle a beau constater son "impuissance" face à la prolifération des émetteurs 5G dans la métropole et au-delà, Delphine Jamet, adjointe EELV au maire de Bordeaux chargée de la stratégie de la donnée, n'en démord pas : le déploiement de cette technologie nécessite des études d'impacts sanitaires et environnementaux dignes de ce nom. "On a ouvert le débat sur la 5G a posteriori, une fois que son développement était acté. C'est ça le fond du problème", dénonce-t-elle le 5 mars auprès de La Tribune, se défendant au passage de toute posture idéologique "anti-5G".
La demande adressée fin septembre 2020 à l'État, par le conseil municipal bordelais, de consulter les collectivités avant l'ouverture effective des bandes de fréquences 5G sur leur territoire, est en effet restée lettre morte, tout comme le moratoire réclamé plus largement par la convention citoyenne sur le climat.
Depuis décembre dernier, les opérateurs déploient donc leurs émetteurs sur tout le territoire régional, avec une accélération notable sur la métropole bordelaise ces dernières semaines. Bouygues Telecom et SFR ont ainsi ouvert leur réseau de bandes hautes fréquences (entre 2,1 et 3,5Ghz) le 9 février dernier, et Orange leur a emboîté le pas quinze jours plus tard.
Seule "petite victoire" dont la majorité écologiste peut se prévaloir : celle d'avoir "freiné" l'ouverture des sites 5G, et obtenu des opérateurs qu'ils attendent la mise en place de capteurs par l'Agence nationale des fréquences (ANFR). "Ces capteurs vont nous permettre de mesurer sur le long terme l'évolution des ondes électromagnétique générées par la 5G", détaille Delphine Jamet, précisant que ces données seront "rendues accessibles à tous". L'élue suggère d'ailleurs d'intégrer cet observatoire dans le contrat local de santé métropolitain signé avec l'Agence régionale de santé.
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Cet exercice d'évaluation des impacts de la 5G, les entreprises investies dans le secteur l'appellent aussi de leurs vœux, pour dépassionner les controverses. "Il appartiendrait à la communauté scientifique de fournir des éléments factuels sur lesquels fonder des normes sanitaires incontestables", fait ainsi valoir Romuald Vetro, directeur général de l'entreprise bordelaise AW2S, qui fabrique des émetteurs 5G, interrogé par La Tribune le 3 mars dernier.
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