Comment Onhys pousse les limites de son logiciel de simulation des comportements piétons
Maëva Gardet-Pizzo
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Fondée en 2015, Onhys a construit un logiciel de simulation des flux et comportements piétons à partir de briques issues de plusieurs domaines de recherche. Les sciences cognitives lui permettent de prendre en compte la perception visuelle des individus, la manière dont ils planifient leur parcours, mais aussi leur attitude face aux obstacles ou aux piétons qu'ils croisent.
Sur ces fondations qui s'appliquent à l'ensemble des humains, s'ajoute la brique des sciences sociales qui permettent d'anticiper les comportements en fonction du contexte. On ne se déplace pas de la même manière lorsque l'on flâne ou lorsque l'on se rend au travail. Et les comportements peuvent fluctuer d'une société à l'autre.
Enfin l'intelligence artificielle permet de combiner les connaissances scientifiques et d'en tirer des conclusions concrètes dans la simulation.
Le logiciel est lancé en 2019. Il constitue l'activité principale de l'entreprise qui propose en outre de l'étude et du conseil. Ses clients sont des collectivités locales (dont Cannes et Monaco), des opérateurs d'infrastructures (stades, gares, aéroports...) « qui regroupent beaucoup de public et ont des problématiques de gestion opérationnelle », résume Sébastien Paris, président de l'entreprise.
Les champs d'action sont ainsi bien définis : sécurité, transport, sport-événementiel et depuis peu, la santé.
Pendant l'épidémie de covid-19, l'entreprise adapte son outil pour permettre de simuler la propagation du virus. L'idée étant de penser un aménagement à même de minimiser le nombre de contagions, que ce soit dans l'espace public ou dans les aéroports. C'est l'occasion pour l'entreprise de mettre un pied dans le secteur de la santé d'où elle était jusque-là absente. « Aujourd'hui, c'est un domaine important de notre activité. Les hôpitaux voient dans notre logiciel un moyen de mieux concevoir les hôpitaux et de répondre à la problématique des maladies nosocomiales. On travaille par exemple avec le CHU de Reims pour qui on développe des outils qui permettent de mieux gérer l'accueil des patients ».
Maëva Gardet-Pizzo