Tarian Pharma développe un bouclier contre les effets secondaires des traitements anti-cancéreux
Maëva Gardet-Pizzo
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On le sait, les effets secondaires liés aux thérapies anti-cancéreuses peuvent être lourds, voire handicapants. C'est pour cette raison que désormais, de nombreux traitements sont assortis de la prescription de médicaments censés les prévenir. Il en existe pour éviter les nausées, la chute du nombre de plaquettes, la fatigue... mais rien contre les troubles liés à la peau et au cuir chevelu.
Pourtant, ces derniers posent problème chez deux tiers des patients traités pour un cancer. Et chez un de ces patients sur trois, ils sont tellement handicapants qu'ils conduisent à modifier le traitement, au risque de réduire ses chances de réussite.
Pour prévenir ces effets secondaires, Philippe Andres et ses deux associés - tous anciens collègues au sein du site R&D de Galderma à Sophia Antipolis - fondent Tarian Pharma. « Tarian signifie bouclier en gallois [un des associés est gallois, ndlr]. Nous avons choisi ce terme car notre mission est de protéger les malades face à des effets secondaires qui ont des conséquences psychologiques, sociales et professionnelles ».
Pour construire ce bouclier, les trois hommes partent d'une molécule qu'ils ont côtoyée lorsqu'ils travaillaient pour Galderma. « Elle était utilisée contre la rosacée, une maladie qui provoque des rougeurs sur le visage. On a repositionné cette molécule en oncologie car elle a la capacité d'atténuer quatre types d'effets indésirables ». Le premier d'entre eux, c'est l'alopécie, ou perte des cheveux. Le second, ce sont les brûlures liées à la radiothérapie. Le troisième : le syndrome douloureux des paumes de main et plantes de pied. Et enfin, une forme sévère d'acné que l'on retrouve dans certaines immunothérapies.
Quatre effets secondaires non pris en charge, qui se manifestent tous dans les traitements contre les cancers du sein, la première cible de Tarian Pharma. Un positionnement qui s'explique aussi par la fréquence de cette maladie et par le symbole qu'elle porte, touchant notamment des patientes en activité professionnelles pour qui les effets secondaires peuvent s'avérer particulièrement pénalisants.
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