Neuron Experts : les neurosciences au service de la médecine… et de la cosmétique
Maëva Gardet-Pizzo
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Pour valider l'efficacité d'un médicament, avant d'entamer les tests sur les animaux (in vivo) puis sur l'homme, des entreprises - ou sociétés de recherche contractuelle (CRO) - proposent la réalisation d'essais in vitro selon des méthodes qui leur sont propres.
Neuron Experts, créée en 2008, s'inscrit dans ce registre. Sa spécialité, ce sont les maladies neurodégénératives qu'il peut être compliqué de modéliser en raison, entre autres, de leur caractère progressif.
« On teste les composés de nos clients pour voir si leurs molécules agissent sur les maladies que nous ciblons », présente Rémy Steinschneider, président de l'entreprise. Parmi ces cibles : Alzheimer, Parkinson, Huntington, la sclérose en plaque, la sclérose latérale amyotrophique, et des neuropathies demyelinisantes.
Pour les mimer au mieux et obtenir les tests les plus fiables possible, l'entreprise, qui travaille en partenariat avec Aix-Marseille Université, développe des modèles spécifiques à chaque maladie. Son point de départ, c'est la thèse de Rémy Steinschneider lorsque, doctorant, il étudiait les modèles de culture de neurones. « Puis on n'a cessé de l'améliorer. On cultive des neurones de différentes structures qu'on sait différencier et analyser pour obtenir des neurones d'intérêts pour ces pathologies ». Ensuite, des substances sont utilisées pour intoxiquer ces neurones et mimer la maladie. « Nous avons aussi développé une technique d'analyse d'image et un microscope automatique pour tester les composés et les concentrations en même temps. On a miniaturisé notre système pour tester beaucoup de conditions à la fois. On va jusqu'à analyser le mode d'action des molécules ».
Grâce à ces innovations, l'entreprise parvient à convaincre des clients essentiellement présents aux États-Unis et en Europe, assez peu en France. Parmi eux, des startups. « Il y en a un certain nombre qui se développent dans le domaine des maladies neurodégénératives. On peut leur proposer un modèle de développement du début à la fin, en lien avec nos partenaires qui s'occupent ensuite des essais in vivo ». Des partenaires parmi lesquels le montpelliérain Amyglen.
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