Tourisme durable : ce que dit (et conseille) le Livre Blanc de Médinsoft
Laurence Bottero
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Si on a longtemps considéré le tourisme durable comme un tourisme autre, alternatif, ça, c'était avant. Car peu à peu cette façon de « consommer » s'est imposée, irriguant toutes les parties prenantes, venue du consommateur certes mais pas moins ignorée par les professionnels du secteur. Car oui, l'activité touristique, comme toute autre activité économique, génère un impact sur son environnement et sur le climat. Pour autant, il ne s'agit pas forcément de moins consommer mais de mieux consommer le tourisme.
Le sujet était déjà sur la table avant même la pandémie, celle-ci n'a fait que rendre les prises de conscience et les prises de décision bien plus concrètes.
S'il n'est pas question de savoir si oui ou non il faut prendre en considération une version plus « verte » de l'activité touristique, c'est plutôt comment.
Avec quelles solutions, comment les choisir, comment - et le sujet n'est pas neutre - continuer à créer de la valeur. C'est cette interrogation finalement très pragmatique qu'adresse le Livre Blanc rédigé par Medinsoft, l'association qui réunit les entreprises du numérique implantées sur le territoire d'Aix-Marseille. « L'objectif n'était pas d'en faire juste un livrable, mais de faire en sorte qu'il soit utilisé et qu'il sollicite l'innovation », explique Delphine Bianchini-Manno, fondatrice de DBM Conseils et présidente de la commission tourisme.
Et tout part des enjeux. Avec quelques chiffres pour les poser. Comme ce 11% qui représente ce que le tourisme génère comme émissions de gaz à effet de serre selon un rapport de l'Ademe publié en avril dernier et qui se réfère à l'année 2018, prenant en compte les émissions de 11 millions de Français. Où le transport représente 77 % à lui tout seul et le transport aérien 41%. Et puis il y a aussi le 8%, mis en avant par une étude des chercheurs de l'Université de Sydney, qui comptabilise les émissions mondiales de gaz à effet de serre produits par l'activité touristique.
Laurence Bottero