Depuis l'augmentation de capital de 15 millions d'euros bouclée avec succès en avril dernier, la startup rochelaise Valbiotis, dirigé par Sébastien Peltier, a continué à progresser dans sa quête de solutions de santé naturelles innovantes. C'est ainsi que l'entreprise vient de signer un accord tripartite exclusif avec Adecal-Technopole, la technopole de Nouvelle-Calédonie, à Nouméa, et l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer).
Dans ce cadre, Valbiotis va mener des travaux en recherche et développement dans sa plateforme R&D de Riom (Puy-de-Dôme) sur des microalgues déjà sélectionnées dans l'archipel de Nouvelle-Calédonie, en particulier sur la Grande Terre (l'île principale), après huit ans de "bio-prospection" dans les eaux côtières néo-calédoniennes, et indexées dans une "souchothèque".
A l'issue d'une batterie de tests in vitro et in vivo qui vont démarrer dans les jours qui viennent à Riom l'objectif sera d'identifier les microalgues qui seront les meilleures candidates pour développer de nouvelles solutions santé innovantes. Avec le dépôt de nouveaux brevets en ligne de mire.
"L'utilisation des ressources végétales, terrestres comme marines, est une réponse aux besoins de santé de demain. Ce marché en pleine croissance bénéficie de la forte demande mondiale de molécules innovantes, naturelles et efficaces pour la santé. Puisque l'identification et la combinaison de substances actives végétales est au centre de notre expertise, il est tout à fait rationnel d'étendre notre savoir-faire vers les biotechnologies marines et les microalgues, dont les propriétés bénéfiques devraient permettre le dépôt de nouveaux brevets", éclaire Sébastien Peltier.
Une fois la validation scientifique acquise, les microalgues qualifiées seront mises en culture en Nouvelle-Calédonie de façon industrielle dans des bassins en extérieur (raceways). Des structures pilotes spécifiques à ce type de culture et opérationnelles existent en Nouvelle-Calédonie. La technologie et les savoir-faire liés à cette production seront transférés à des opérateurs privés pour lancer la production industrielle dès l'identification des microalgues réalisée.