Quelle feuille de route pour la Friche Belle de Mai ?
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Drôle d'objet que la Friche de la Belle de mai, située dans le quartier éponyme. Enlacée entre des rails, un accélérateur de startup, un centre de vacances et un Pôle Emploi dont la file d'attente peine à désemplir, elle est faite d'un enchevêtrement de bâtiments qui ne se ressemblent pas. Certains sont faits de briques, d'autres de béton. Un style industriel orné de graffitis, d'autocollants, d'affichettes avec, ci et là, quelques oasis de verdure. On y trouve un restaurant, une librairie, des studios d'enregistrement, des radios locales, des expositions, un skate-parc, des terrains de sport, des jeux pour enfants ou encore un marché paysan hebdomadaire.
« Si t'as compris la Friche, c'est qu'on t'a mal expliqué », aimait à répéter Philippe Foulquié qui l'a fondée en 1992.
A l'époque, l'ambition est de faire de cette ancienne manufacture de tabac un lieu de liberté créative. Un lieu qui mettrait l'artiste au cœur de la Cité. Et inversement. Un endroit où art et société se nourriraient l'un l'autre, sans borne. Sa force : la diversité des espaces proposés, source d'une créativité illimitée.
La Friche accueille ainsi une série d'événements. La première Rave-party marseillaise. Des nuits de lecture de poèmes. Des colloques internationaux. Le festival Marsatac. En 2013, alors que Marseille est sacrée capitale européenne de la culture, le lieu figure parmi les cinq sites remarquables de la ville.
Sous la houlette d'Alain Arnaudet, elle grandit, grossit, se transforme. Pour devenir non plus seulement un lieu d'utopie et de liberté, mais une institution de la région, dotée d'une notoriété internationale.
En 2021, après dix années de services comme Directeur général, Alan Arnaudet quitte ses fonctions. Son successeur : Alban Corbier-Labasse. Originaire du Sud-Ouest, il travaille depuis trente ans dans le domaine de la culture. Parmi ses faits d'armes : la direction de l'Institut Français de Casablanca. Si son prédécesseur était, selon ses termes, « un bâtisseur », lui se pose plutôt en fortificateur. « L'idée c'est de stabiliser le projet et de se projeter sur les dix ans à venir » résume-t-il.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Maëva Gardet-Pizzo