Pionnier de l’agrivoltaïsme, Ombrea se renforce comme acteur de l’agriculture de précision

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Si le rapport du GIEC publié durant l'été a, à nouveau rappelé les enjeux climatiques et énergétiques, le sujet est depuis longtemps le quotidien du monde de l'agriculture. Car les aléas liés aux variations du climat sont entrés dans le quotidien des agriculteurs depuis de nombreuses années, avant même que le sujet soit mis sur la place publique. Un sujet qu'adresse Ombrea depuis sa création en 2016, Ombrea née justement après que Christian Davico ait été confronté aux effets de la sécheresse sur ses propres cultures. Avec une solution agrivoltaïque constituée d'ombrières capables de protéger les terres en modulant leur ombrage, complétées de panneaux photovoltaïques et bourrées de capteurs qui permettent de récolter, traiter et analyser la data, la jeune pousse s'est positionnée sur un marché alors balbutiant mais qui est depuis clairement devenu mature. Avec de nouveaux enjeux.
De nouveaux enjeux qu'Ombrea veut adresser. Et le tour de table récemment finalisé - pour 10 millions d'euros - accompagne cette ambition. « Nous voulons accélérer le déploiement auprès des agriculteurs et dès 2022, développer 150 hectares annuels », confirme Julie Davico-Pahin, la directrice générale de l'agritech, désireuse d'une « croissance à l'échelle » avec un ligne de mire 1.000 hectares à horizon 2017.
Ce qui passe par des efforts soutenus en R&D, cette recherche et développement qui signe la différenciation d'Ombrea, et qu'il faut poursuivre.
Car pour l'heure, si le marché est concurrentiel, ce sont davantage de solutions abordées sous le prisme énergétique qui émergent, laissant à l'entreprise aixoise son positionnement agrivoltaïque.
À lire également
Mais combler un marché mature, cela signifie également acquérir des compétences idoines. D'où le recrutement envisagé de 50 CDI d'ici 2023 ciblant des profils d'agronomes, de docteurs en biologie ainsi que des data scientist. Et qui viennent ainsi compléter l'effectif, actuellement de 40 salariés.
Laurence Bottero