A Marseille, l’Institut des sciences du mouvement, entre pluridisciplinarité et liens avec le monde socio-économique
Maëva Gardet-Pizzo
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Quelles sont les étapes qui composent un mouvement ? Comment la manière de voler d'une abeille lui permet de communiquer avec ses congénères ? Comment un coureur peut-il améliorer sa performance ? Comment se blesse-t-on ? Comment rééduquer de la manière la plus efficace un membre ayant subi un traumatisme ? Ce sont autant de questions auxquelles s'évertuent à répondre les sciences du mouvement.
Parmi les figures historiques de la discipline : Etienne-Jules Marey (1830-1904). « C'est le premier à avoir décomposé un mouvement avec ce qui constituait les bases scientifiques de son époque », raconte Martine Pithioux, directrice de l'Institut des sciences du mouvement à qui le scientifique a donné son nom. « Son travail a ouvert tout un champ d'étude autour de la compréhension du mouvement en utilisant différents points de vue ».
En France, plusieurs laboratoires de recherche s'intéressent à cette discipline dont les applications peuvent être multiples : santé, sport, neurosciences, robotique, biomécanique... L'Institut des sciences du mouvement marseillais se distingue par une pluridisciplinarité très marquée, et ce, dès sa genèse.
L'unité de recherche est créée en 2008 suite au regroupement de différents laboratoires. Un regroupement qui fédère alors des bio-mécaniciens, des physiologistes, des médecins, des psychologues, des spécialistes des neurosciences, mais aussi des sociologues. « L'idée était d'essayer, tout en restant à la pointe dans différents domaines, de discuter entre disciplines pour mieux comprendre les phénomènes que l'on étudie ».
Comptant entre 160 et 200 personnes dans son effectif, l'Institut s'appuie sur 9 équipes scientifiques disciplinaires et sur cinq plateformes d'expérimentation présentes sur quatre sites (à Marseille et Aix-en-Provence).
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Parmi ces plateformes, l'Aixoise, liée à un IUT mécanique, planche sur la conception et le développement de matériaux 3D. « Nous avons plusieurs systèmes d'impression 3D, jusqu'à la 3D métallique ».
Maëva Gardet-Pizzo